
Scuba Iguana
★ 4,7/5 (348 avis)
à 327 km à vol d’oiseau
Galápagos · Équateur · Amériques
Prof. maxi · 40 mPlonger à Darwin Arch, c'est s'immerger dans un courant souvent puissant pour observer des bancs massifs de requins-marteaux, aux confins du monde des pélagiques.
Le site de Darwin Arch, aujourd'hui reconnaissable à ses piliers érodés, est une formation volcanique sous-marine située à l'extrémité nord de l'archipel des Galápagos. Il s'agit d'un ensemble de plateaux rocheux et de blocs qui s'étendent à la base des anciens arcs de lave, formant des terrasses où l'on s'installe pour observer la vie pélagique. Le site est stratégiquement placé sur un angle de l'île Darwin, là où des courants convergents balayent la formation rocheuse, juste avant un tombant abrupt qui plonge dans l'océan ouvert.
L'approche du site se fait généralement par un bateau de croisière, le seul moyen d'atteindre cet endroit isolé. La mise à l'eau s'effectue en bascule arrière ou par un grand pas, puis la plongée se concentre autour des piliers et de l'arche. Plutôt que d'explorer un récif en mouvement, la spécificité de Darwin Arch est de se maintenir, souvent agrippé à une roche, pour laisser défiler le spectacle des grands pélagiques qui évoluent dans le bleu, portés par le courant.
La profondeur moyenne de la plongée se situe entre 9 et 40 mètres, avec une visibilité pouvant varier de 10 à 30 mètres selon les conditions. Les terrasses rocheuses, où l'on trouve refuge du courant, offrent des points d'observation privilégiés. C'est un site où l'on compose en permanence avec les mouvements de l'eau, que ce soit en se positionnant face au flux ou en se laissant dériver sur certaines sections du site, toujours sous la surveillance des guides.
Darwin Arch est mondialement célèbre pour ses bancs de requins-marteaux halicorne (Sphyrna lewini), souvent rencontrés en très grand nombre. Ces prédateurs se déplacent en bancs serrés, passant régulièrement devant les plongeurs postés sur les rebords rocheux. Au-delà des marteaux, le site est un carrefour pour une faune pélagique dense et variée, attirée par la richesse des eaux.
Les rencontres avec les requins-baleines (Rhincodon typus) sont un autre des temps forts de ce site, surtout pendant leur saison de présence. Ces géants se rapprochent des terrasses pour se nourrir. Outre ces deux espèces emblématiques, on peut croiser des requins des Galápagos, des requins soyeux et occasionnellement des requins-tigres et des requins pointes noires. La danse des raies aigles et des mobulas est aussi fréquente dans le courant.
Les courants à Darwin Arch sont généralement forts et peuvent créer des remous et des tourbillons complexes là où les différents flux se rencontrent autour des piliers. Leur force et leur direction sont influencées par les marées et les saisons, ce qui affecte directement le positionnement sur le récif et la concentration des espèces pélagiques. Il est souvent nécessaire de se maintenir fermement pour ne pas être emporté.
L'observation ne se limite pas aux grands pélagiques. Des tortues vertes, des dauphins et des otaries peuvent également venir saluer les plongeurs. Des bancs de carangues, des thons à nageoires jaunes et même des wahoos ajoutent à l'activité incessante de la colonne d'eau. Bien que la faune de récif soit moins le centre d'attention, des murènes se cachent dans les anfractuosités des roches.
C'est une plongée qui demande une bonne gestion de la flottabilité et une aisance certaine dans les courants. L'objectif est de s'intégrer au mieux à l'environnement, de minimiser ses mouvements pour ne pas effaroucher la faune et de maximiser les périodes d'observation. La récompense est à la hauteur de l'engagement, avec un défilé de vie marine rarement égalé ailleurs dans le monde.
La plongée à Darwin Arch s'effectue entre 9 et 40 mètres de profondeur. C'est un site exigeant, réservé aux plongeurs avancés, avec un minimum d'environ 50 plongées enregistrées et une bonne maîtrise des courants forts, des plongées en pleine eau et potentiellement des eaux froides avec thermoclines. Les courants sont généralement puissants et leur force varie avec les marées et les saisons. La visibilité se maintient entre 10 et 30 mètres. La saison des requins-baleines est principalement de juin à novembre, tandis que les grands bancs de requins-marteaux sont plus nombreux de janvier à mai.