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Asie

Japon : Okinawa, Tokyo et la baie de Suruga

Entre les récifs d’Okinawa, la baie de Suruga et les quartiers de Tokyo, le Japon assemble plongée insulaire, ports de pêche et culture urbaine.

Ce qui rend ce pays unique

  • Okinawa d’avril à octobre, entre récifs et îles Kerama
  • Osezaki et la baie de Suruga de juin à novembre
  • Tokyo et Futo de mai à octobre
  • Poissons-clowns et tortues de mer à Okinawa
  • Numazu, son port et ses créatures abyssales
  • Monjayaki de Tsukishima et sushi Edomae à Tokyo
  • Awamori et cuisine ryūkyūan à Naha

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Ce pays pour un plongeur

Pour un plongeur, le Japon est un archipel où les séjours insulaires d’Okinawa côtoient les côtes urbaines de Tokyo et les eaux de la baie de Suruga. Cette géographie impose de choisir entre un voyage tourné vers les îles et un itinéraire articulé autour de Honshū. Les zones ont en commun des conditions variables, des plongées de type mixte et un accès possible à tous les niveaux. Le pays se distingue surtout par la possibilité d’associer une immersion maritime à des ports de pêche, des temples, des marchés et des villes dont l’identité change nettement d’une région à l’autre.

Comment le pays se découpe

Le Japon se lit ici en deux ensembles. Okinawa forme le bloc insulaire : la zone s’étend autour de l’île principale, des Kerama et d’autres îles de l’archipel, avec une saison de plongée d’avril à octobre. C’est le choix le plus cohérent pour un séjour consacré aux fonds marins, avec une croisière possible et un environnement culturel marqué par l’ancien royaume des Ryūkyū. Numazu et Tokyo appartiennent au même itinéraire de Honshū. Numazu, sur la baie de Suruga, ouvre sa saison de juin à novembre ; Tokyo, plus au nord, de mai à octobre. Ce duo convient à un voyage qui mêle plongée côtière, grande ville et découverte du littoral. Futo ancre la partie tokyoïte, tandis qu’Osezaki représente la péninsule de Numazu. La proximité relative de ces deux pôles permet une combinaison que l’éloignement d’Okinawa rend beaucoup plus exigeante.

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Quand partir, et où selon le mois

Avril est le mois d’Okinawa : l’archipel ouvre alors la saison avant les secteurs de Honshū. En mai, Tokyo entre dans la fenêtre, tandis qu’Okinawa reste praticable. De juin à octobre, les trois zones (Numazu, Okinawa et Tokyo) sont simultanément en saison ; c’est le seul véritable moment où le calendrier autorise un choix large entre îles, côte de Suruga et capitale. En novembre, Numazu demeure la seule option saisonnière. De décembre à mars, aucune de ces zones n’apparaît dans le calendrier de plongée. Ce décalage s’explique d’abord par la géographie : Okinawa constitue un archipel méridional, alors que Numazu et Tokyo se situent sur Honshū, avec des fenêtres distinctes. L’été ne doit toutefois pas être organisé sans marge : la mousson et les perturbations peuvent déplacer les sorties, surtout lorsque l’itinéraire dépend d’un bateau ou d’une traversée. Un jour tampon protège mieux un séjour coûteux qu’un programme trop serré.

La faune, d’une côte à l’autre

La faune ne se répartit pas de manière uniforme dans l’itinéraire japonais. Okinawa concentre les rencontres qui donnent au voyage une tonalité récifale : le poisson-clown, la tortue de mer et la tortue verte y constituent des repères forts pour le plongeur. Cette différence oriente le choix du séjour : Okinawa répond à l’envie d’associer îles, récifs et grandes tortues, tandis que Numazu et Tokyo s’intègrent davantage à un parcours côtier et culturel. Les sites d’Okinawa, comme les Kerama Islands ou USS Emmons, peuvent donc devenir le fil conducteur d’un voyage centré sur la vie marine, sans être fondus dans le même itinéraire que Futo ou Osezaki.

Circuler entre les zones

Tokyo et Numazu se combinent naturellement : 109 kilomètres seulement les séparent, et le réseau ferroviaire de Honshū permet de construire un itinéraire sans multiplier les longues étapes. Depuis Tokyo, le Shinkansen Tōkaidō rejoint rapidement Shizuoka, avant de poursuivre vers les secteurs côtiers de la baie de Suruga. Okinawa obéit à une autre logique. L’archipel se trouve à 1 430 kilomètres de Numazu et à 1 539 kilomètres de Tokyo ; il faut donc prévoir un vol intérieur, généralement via les grands aéroports comme Haneda, Narita ou Naha. Le passage de Honshū à Okinawa ajoute au moins une journée de déplacement et justifie deux blocs bien séparés : Tokyo-Numazu d’un côté, Naha et les îles Kerama de l’autre. Les traversées insulaires restent plus sensibles aux changements de temps qu’une visite urbaine.

Enlevez votre masque

Le Japon se découvre par contrastes. À Numazu, Numazu Port réunit marché aux poissons, restaurants de quai et Numazu Deep Sea Aquarium, tandis que la plateforme View-O ouvre une vue sur le mont Fuji, la baie de Suruga et Osezaki. Senbon Matsubara convient à une promenade maritime, et Numazu Imperial Villa Memorial Park ajoute une étape historique. À Okinawa, les ruines de Nakagusuku Castle et de Nakijin Castle racontent l’histoire des Ryūkyū ; Sefa-utaki apporte une dimension sacrée. À Naha, Tsuboya Yachimun-dori aligne les ateliers de céramique yachimun, avec les shîsa comme emblèmes décoratifs. Tokyo oppose Sensō-ji, Meiji Jingū et les marchés de Toyosu et Tsukiji Outer Market à l’animation de Tsukishima Monja Street. Dans l’assiette, le monjayaki et le sushi Edomae appartiennent à Tokyo, le gyūtan à Sendai, tandis que le goyā champurū, le rafutē et l’awamori signent Okinawa. Les izakaya, les marchés et les arcades commerçantes structurent les repas et les soirées.

Ce qui vaut partout dans ce pays

Dans tout le pays, un itinéraire de plongée gagne à intégrer une journée tampon : les changements de transport touchent davantage une sortie liée à un ferry qu’une visite à Tokyo. L’été, la mousson et les perturbations peuvent modifier l’ordre des étapes ou déplacer une sortie vers une autre île. Cette souplesse est particulièrement importante entre Okinawa et les Kerama, où le bateau fait partie de l’organisation du séjour. Sous l’eau, la flottabilité reste la meilleure manière de préserver les fonds récifaux japonais : aucun contact, prélèvement ou dérangement du substrat. Les courants étant variables, une plongée dans le courant se prépare avec le bateau et l’équipe, plutôt qu’avec un programme figé.

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