Croisières · Costa Rica
Argo — un navire d’expédition pensé pour les plongées lointaines
Ce qui rend ce bateau unique
- Navire en acier construit en 2008, l’Argo est conçu comme une plateforme d’expédition plutôt qu’un simple bateau-hôtel.
- Ses trois annexes de 24 pieds, équipées chacune de deux moteurs hors-bord de 115 chevaux, servent de véritables bateaux de plongée.
- Le nitrox est disponible sans supplément et les installations photo comprennent une station de préparation, des bacs de rinçage séparés et des rangements dédiés.
- L’Argo accueille jusqu’à 18 passagers dans neuf cabines climatisées avec salle de bains privative.
L’invitation
L’Argo s’adresse au plongeur qui veut une vraie plateforme d’expédition, pas seulement une couchette et un compresseur. Le navire a été conçu pour les missions lointaines, le travail sous-marin, la photographie et les longues journées autour de sites isolés. Son intérêt tient à cette combinaison rare : une coque de travail, de grandes annexes capables de sortir dans le Pacifique et un intérieur aménagé pour vivre à bord plusieurs jours. Le matériel photo ne reste pas cantonné à une table improvisée ; il dispose de ses propres espaces, de prises en 110 et 220 volts et de bacs de rinçage séparés. Pour Cocos, le bateau est actuellement engagé dans une expédition mondiale avec National Geographic Pristine Seas et n’est pas disponible sur cette destination pour le moment. Il faut donc le choisir pour son caractère d’explorateur, en sachant que son programme actuel ne permet pas d’y embarquer à court terme.
Monter à bord
Depuis le quai, l’Argo donne davantage l’impression d’un navire de soutien que d’un yacht de plaisance. Sa coque en acier, ses larges espaces de pont et ses annexes alignées pour la plongée annoncent un bateau fait pour transporter du matériel, rejoindre des endroits éloignés et travailler longtemps loin d’un port. À bord, la circulation est organisée autour de cette fonction : le matériel photo a ses zones dédiées, les annexes servent de relais vers les sites et les espaces intérieurs permettent de se mettre à l’abri entre deux sorties. Le navire mélange donc le fonctionnel et le confortable sans chercher à dissimuler sa vocation première. On monte à bord d’un outil d’expédition qui a reçu les aménagements d’un bateau de croisière.
L’ambiance à bord
L’ambiance vient d’un petit groupe réuni autour d’un bateau qui demande une vraie coopération. Avec dix-huit passagers au maximum, les visages deviennent vite familiers, tandis que l’équipage reste présent dans tous les moments qui comptent : préparation du matériel, départ des annexes, retour de plongée et organisation des repas. Les langues de travail sont l’anglais et l’espagnol. Le soir, le bateau peut basculer vers les vidéos, les échanges autour des images et les activités prévues à bord plutôt que vers une animation de croisière classique. L’Argo attire aussi les groupes et les privatisations ; il peut donc prendre une couleur très différente selon l’expédition. Ce n’est pas un bateau conçu pour rester anonyme au milieu d’un grand navire à touristes.
Ceux qui vous mettent à l’eau
Les plongées sont organisées avec un guide pour neuf plongeurs au maximum. Chaque groupe est encadré par deux divemasters, et le même guide conduit normalement le briefing puis la plongée qui suit. Le briefing se fait devant un tableau blanc, avec un schéma du site, une stratégie de mise à l’eau et les points à regarder sous l’eau. Le système de binômes est obligatoire et chaque plongée est limitée à soixante minutes. Les plongées avec décompression ne sont pas autorisées, avec une profondeur maximale fixée à 30 mètres dans les procédures prévues pour Cocos. Les annexes embarquent de l’oxygène, une trousse de premiers secours et du matériel de sécurité. Chaque passager reçoit aussi un kit comprenant un parachute orange, un sifflet, une lampe et un Nautilus Lifeline relié au gilet ; l’appareil transmet la position du plongeur au bateau et aux radios VHF proches.
Le pont de plongée et le matériel
Le pont de plongée s’appuie sur deux compresseurs haute pression Bauer H13-E3 et un système à membrane LP 280 pour le nitrox. Le nitrox est disponible sans supplément. Trente blocs aluminium de 80 pieds cubes sont prévus ; des blocs acier de 100 pieds cubes peuvent être réservés à l’avance. La location de matériel est proposée avec supplément, notamment du matériel Scubapro. Le bateau accepte aussi les recycleurs et dispose d’un support pour cette pratique, mais les plongeurs doivent apporter leur propre recycleur. Après la plongée, une douche chaude est disponible. Les photographes trouvent une station de préparation, des rangements dédiés, des prises en 110 et 220 volts et des bacs de rinçage séparés pour les appareils sous-marins. Trois annexes de 24 pieds, équipées chacune de deux hors-bord de 115 chevaux, assurent les trajets vers les sites et le retour à bord.
Entre deux plongées
Entre deux plongées, l’Argo offre plusieurs façons de sortir du pont de travail. Le salon intérieur climatisé permet de s’asseoir au frais, tandis que le salon ouvert et le pont soleil donnent de l’espace pour sécher une combinaison, surveiller l’horizon ou simplement laisser retomber le rythme de la plongée. Les chaises longues et le bar servent surtout dans les longues périodes de navigation. Les photographes peuvent reprendre leur matériel à la station dédiée, charger leurs batteries et rincer les caissons sans les mélanger avec le matériel courant. Des excursions terrestres sont également prévues dans les possibilités du bateau. L’ensemble convient mieux à une croisière d’exploration qu’à un séjour où chaque minute libre serait organisée.
Une journée à bord
La journée de plongée suit généralement trois mises à l’eau : la première à 8 heures, la deuxième à 11 heures, puis une troisième vers 14 h 30 après le déjeuner. Un briefing court précède chaque sortie ; le guide y explique le relief, la stratégie et les points d’intérêt avant de rejoindre l’annexe. Le petit-déjeuner arrive avant la première plongée, une collation se glisse entre les sorties du matin, puis le déjeuner précède celle de l’après-midi. Une autre collation attend les plongeurs plus tard, avant le dîner. Le reste du temps se partage entre rinçage du matériel, repos dans le salon ou sur le pont soleil, photographie et navigation. Le programme peut changer selon les conditions et les occasions rencontrées en mer. Pendant la traversée vers Cocos, le temps sert notamment à organiser le matériel et à suivre une formation nitrox.
Ce qu’on mange à bord
La table alterne cuisine occidentale et plats locaux, servis sous forme de buffet. Les restrictions alimentaires sont prises en compte, et les boissons chaudes ou froides, les boissons sans alcool, les alcools et les spiritueux sont prévus à bord. Des en-cas restent disponibles pendant la journée, ce qui compte quand trois plongées encadrent les repas et que le retour sur le bateau se fait avec encore du sel sur la peau. Le buffet est adapté à ce rythme : on se sert sans attendre un service long, puis on retourne rapidement au pont ou à l’ombre. La cuisine n’est pas présentée comme un spectacle séparé de la plongée ; elle sert à tenir la journée, refaire les réserves et repartir pour la mise à l’eau suivante.
Les nuits en mer
Les nuits se passent dans neuf cabines réparties entre cabines Twin, cabines Double et cabine Owner’s Cabin. Toutes disposent d’une salle de bains privée, de la climatisation réglable, de rangements pour les vêtements et d’une prise en 110 volts. Les cabines de l’étage supérieur ajoutent un bureau avec chaise, des surfaces de rangement et une salle de bains aux finitions en granit ; celles du pont inférieur ont un hublot circulaire. Les cabines sont moquettées, ce qui atténue un peu la sensation de métal et de mécanique propre aux navires d’expédition. La nuit, le confort vient surtout de cette séparation nette entre la couchette, le matériel de plongée et les espaces communs. Chaque passager peut ranger son équipement personnel au lieu de vivre au milieu des sacs.
Cabine twin (# 1, 2, 4)
Cabine double (# 3, 5, 6)
Cabine double (# 7, 8)
Cabine du propriétaire
Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer
Le départ et le retour se font à Puntarenas. Un transfert en bus est organisé depuis certains hôtels de San José ; le trajet dure environ deux heures et demie. Selon la marée, l’embarquement peut nécessiter un transfert en annexe depuis le quai jusqu’au navire. Le retour à San José est prévu immédiatement après le petit-déjeuner à l’arrivée. Il est conseillé de prévoir une nuit sur place avant le vol, afin de garder une marge en cas de retard.
- Année de construction
- 2008
- Longueur
- 39 m
- Largeur
- 8 m
- Passagers maximum
- 18
- Cabines
- 9
- Moteurs
- CAT D398TA; 634 kW (850 ch) @ 1225 rpm
- Annexes (RIB)
- 3 × 7,3 m avec moteurs hors-bord jumelés de 115 ch
- Site internet
- underseahunter.com ↗
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