
Angelina Beach Resort & Italian Restaurant Malapascua
★★★
★ 8,9/10 (172 avis)
Philippines · Asie
Des murs de Capitancillo aux épaves du Dona Marilyn et du Lighthouse Japanese Wreck, les Visayas mêlent courants, macro et récifs protégés.
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À Capitancillo, un pinacle tombe en murs jusqu’à quarante mètres, tandis que le Lighthouse Japanese Wreck repose dans cinq mètres d’eau. Voilà les Visayas : non pas une station unique, mais un archipel de plongée où se combinent récifs, tombants, épaves, dérivantes et recherche de petite faune. Les bases terrestres, les bateaux à la journée et les liaisons entre îles permettent de construire un voyage sur mesure, avec des journées consacrées au corail ou au macro et d’autres aux pélagiques.
La plongée change de visage selon l’île et le site. Les jardins de corail de Lapus Lapus se parcourent entre quatre et vingt mètres, alors que Capitancillo demande davantage d’attention sur ses murs exposés, où le courant peut devenir moyen à fort. Dakit-Dakit, accessible depuis la plage, présente un pinacle dont le sommet se situe vers cinq mètres et descend jusqu’à douze mètres. Les épaves ajoutent une autre lecture du relief : le Dona Marilyn se visite entre dix-sept et trente-trois mètres, avec pénétration réservée aux plongeurs formés, tandis que le Lighthouse Japanese Wreck reste une exploration très peu profonde. La visibilité dépend du ruissellement, du plancton, du vent et de la houle locale ; elle peut atteindre quinze à trente mètres à Capitancillo, mais se resserrer autour de huit à douze mètres à Dakit-Dakit. Les sorties se font principalement en bateau à la journée, avec quelques plongées du bord.
Les récifs associent poissons de récif, corail dur et corail mou, avec une faune de détail qui justifie une observation lente : nudibranche, poisson-grenouille, hippocampe, seiche, vers plats marins, poissons-aiguilles et poisson-trompette. Dans les anfractuosités apparaissent aussi le poisson-scorpion et la rascasse volante, tandis que les gaterins et les bancs de poissons structurent les paysages plus ouverts. Les sites balayés par le courant accueillent régulièrement des bancs de barracudas. Le requin-renard reste une possibilité toute l’année dans certains secteurs, plus régulièrement lors des sorties à l’aube. Le requin-baleine dépend de la saison et de la localité, notamment des zones où les rencontres sont encadrées. Les raies aigles et les mantas sont plus occasionnelles, liées aux conditions du site et à la présence de plancton.
Pour organiser un séjour sans trop subir les changements de mer et les retards de bateau, la période la plus cohérente va de février à juin. Les pluies sont généralement plus faibles de février à mai, et la transition de saison offre des conditions plus régulières pour les sorties entre îles. Les relevés de sites placent la mer la plus calme d’avril à octobre, mais la seconde moitié de l’année reste davantage exposée aux vents, aux pluies et aux perturbations d’horaires à l’échelle régionale. Avril à juin constitue donc un compromis intéressant entre mer plus maniable et précipitations encore limitées. Les rencontres de requins-renards, de requins-baleines ou de mantas ne doivent toutefois pas être transformées en calendrier garanti.
Les Visayas conviennent aux plongeurs de tous niveaux, à condition de choisir les sites en fonction de l’expérience récente et de l’aisance dans le courant. Un niveau Open Water suffit pour le Lighthouse Japanese Wreck ou Dakit-Dakit, tandis que Capitancillo et les sites exposés réclament davantage de maîtrise ; une expérience d’environ cinquante plongées est conseillée pour certains récifs comme Lapus Lapus. Pour un plongeur FFESSM, le N2 ou équivalent ouvre plus sereinement les plongées profondes ; le N3, le Nitrox et la qualification dérivante sont utiles. L’épave Dona Marilyn demande en outre une expérience spécifique, et sa pénétration une qualification épave.
Depuis Paris, Lyon ou Marseille, le trajet passe par un long-courrier avec correspondance, puis par un vol intérieur philippin vers un aéroport régional tel que Cebu, Dumaguete, Tagbilaran ou Tacloban. Selon l’itinéraire, Siquijor peut aussi être rejoint par son accès aérien et maritime. La contrainte des Visayas est ensuite structurelle : les liaisons entre îles reposent souvent sur des ferries ou des bateaux rapides, avec des horaires à articuler avec les transferts routiers. Il faut prévoir une marge entre l’arrivée et la première plongée, et ne pas traiter une correspondance maritime comme un simple déplacement routier. Dans les villes de plongée, le centre est souvent accessible à pied ; ailleurs, le transfert se fait en tricycle, en taxi ou avec une navette organisée depuis l’hébergement ou le débarcadère.
L’itinéraire se construit d’abord autour des horaires de ferry, et seulement ensuite autour de la carte des plongées. Après un changement d’île, mieux vaut garder la première journée pour une arrivée et une plongée prévue sur place : une traversée tardive peut facilement supprimer la sortie du matin. Les sites soumis au courant et les tombants gagnent à être programmés tôt, lorsque le clapot et le trafic des bateaux compliquent moins la mise à l’eau. Un bloc Nitrox a du sens sur les séries de plongées répétitives et les journées consacrées aux murs. Pour le macro, une petite lampe personnelle est réellement utile dans les fissures et les massifs coralliens. Les sanctuaires n’appliquent pas tous les mêmes règles : il faut vérifier avant chaque sortie les zones intégralement interdites à la pêche, les mouillages imposés et les redevances. Enfin, les départs à l’aube offrent les meilleures chances pour le requin-renard et évitent souvent l’affluence. Les observations de requin-baleine ou de manta doivent rester un bonus, pas l’ossature du voyage.
Sept à dix jours permettent de combiner deux ou trois bases sans transformer le séjour en suite de transferts. Le format le plus souple reste un hébergement sur une île, avec sorties quotidiennes en bateau et quelques liaisons en ferry vers un autre secteur. Une croisière est possible pour relier plusieurs zones, mais elle n’est pas indispensable : les Visayas se prêtent aussi aux journées de repos, aux plages, aux points de vue et aux excursions côtières. Avant le vol retour, une dernière nuit sur l’île de départ limite le risque lié à un ferry retardé.
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