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Philippines · Asie

Plongée Coron : épaves japonaises et reliefs calcaires

Épaves japonaises de la Seconde Guerre mondiale, lac aux eaux stratifiées, grottes calcaires et bancs de barracudas composent les plongées de Coron.

Ce qui rend cette destination unique

  • Épave de l’Akitsushima entre 22 et 36 mètres
  • Irako, navire vertical descendant jusqu’à 45 mètres
  • Lusong Gunboat, épave peu profonde pour tous niveaux
  • Thermocline inversée et eaux chaudes de Barracuda Lake
  • Cathédral Cave et ses jeux de lumière sous roche
  • Tortues marines et nudibranches présents toute l’année
  • Mer généralement plus calme d’avril à octobre

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Présentation

Coron se découvre d’abord par ses épaves japonaises de 1944, posées dans les eaux abritées de la baie. L’Okikawa Maru déroule ses 160 mètres de coque, l’Akitsushima repose sur le flanc et l’Irako descend jusqu’à 45 mètres. Entre deux plongées historiques, les reliefs calcaires des îles, les récifs de Twin Peaks et les eaux singulières de Barracuda Lake changent complètement de registre. Le séjour prend son sens en alternant épaves, récifs et sites plus calmes.

La plongée ici

La plongée se fait principalement depuis un bateau, avec des sorties consacrées aux épaves de la baie et d’autres aux récifs ou aux îles calcaires. Les profondeurs vont de l’épave de surface du Lusong Gunboat à l’Irako, posé entre 30 et 45 mètres. Les courants sont souvent faibles, mais l’Okikawa Maru, le Kogyo Maru ou Twin Peaks peuvent connaître des mouvements plus soutenus, notamment avec les marées. La visibilité est généralement correcte, mais elle peut se dégrader avec le plancton, les sédiments remués et le vent. À Barracuda Lake, il n’y a pas de courant : la plongée se concentre sur la thermocline inversée, les haloclines, les parois calcaires et la grotte. Sur les cargos, le plaisir vient davantage des cales, coursives, superstructures et jeux de lumière de la lampe que d’un récif corallien continu.

Trois plongées à ne pas rater

La faune sous-marine

Les épaves servent de refuge à une vie marine qui accompagne la découverte de la structure. L’Akitsushima et le Kogyo Maru peuvent livrer des bancs de barracudas et de platax ; l’Irako ajoute thons et mérous autour de ses superstructures. Les tortues marines sont observées régulièrement toute l’année, tandis que les nudibranches et les petits sujets macro se recherchent sans calendrier particulier, dans les recoins, sur les tôles et les récifs. Les sites coralliens comme Twin Peaks complètent les plongées métalliques par des jardins de coraux et une faune plus diffuse. Les raies manta restent une rencontre occasionnelle, plutôt envisageable pendant la saison sèche dans les secteurs extérieurs : elles ne doivent pas constituer l’unique raison du voyage.

Les rencontres sous-marines possibles

Quand partir

Les relevés indiquent une mer au plus calme d’avril à octobre, tandis que les pluies sont généralement plus faibles de novembre à mai. En pratique, avril et mai offrent un compromis intéressant entre état de la mer et saison plus sèche. La mousson du sud-ouest rend toutefois juillet, août et septembre moins confortables pour les transferts en bateau et peut compliquer l’accès aux sites exposés, même lorsque la mer paraît calme sur certains relevés. De novembre à mai, la visibilité est le plus souvent favorisée, et les opérations sont généralement plus régulières. Les épaves les plus connues sont alors davantage fréquentées ; les mois de transition peuvent apporter un peu plus de tranquillité. Une combinaison de 3 mm, shorty ou intégrale fine, convient habituellement.

Niveau requis

Coron convient aux plongeurs de tous niveaux pour les sites abrités et les épaves extérieures, notamment le Lusong Gunboat. En repères FFESSM, un N1 pourra rester sur les plongées peu profondes et encadrées ; un N2 profitera mieux des épaves intermédiaires, tandis que l’Irako relève d’une expérience profonde solide, proche des prérogatives d’un N3. L’Advanced Open Water est souvent demandé sur les épaves plus profondes. La spécialité épave devient nécessaire pour pénétrer, et le Nitrox prend tout son intérêt lors de plusieurs journées répétitives.

Sur place

Depuis Paris, Lyon ou Marseille, le trajet passe par un vol long-courrier, une correspondance aux Philippines, puis un vol intérieur vers l’aéroport de Busuanga. Coron ne possède pas son propre aéroport. À l’arrivée, il faut poursuivre par la route jusqu’à Coron, puis rejoindre les zones de plongée en bateau : la dernière partie du trajet ne se fait donc pas par voie terrestre. Il est prudent de ne pas serrer les correspondances, car la météo et l’état de la mer peuvent modifier les traversées vers les sites plus exposés. Sur place, les plongeurs logent généralement dans ou près de Coron ; les transferts vers le centre de plongée se font à pied, en tricycle ou avec la navette prévue selon l’hébergement, avant les départs en bateau.

Conseils des plongeurs locaux

Coron récompense une préparation différente de celle d’un séjour centré sur le corail. Les épaves se plongent d’abord comme des structures : sur l’Okikawa Maru, l’Akitsushima ou le Kogyo Maru, le palmage et la flottabilité évitent de soulever le fond ou de heurter les tôles. Une lampe personnelle est particulièrement utile pour lire les cales, les coursives et les creux plutôt que pour éclairer un paysage ouvert. Les pénétrations doivent rester dans le cadre d’une formation épave et des règles fixées avant la sortie ; la silhouette d’un navire ne vaut pas une entrée improvisée. Les épaves les plus célèbres gagnent à être programmées tôt dans le séjour et dans la journée, avant la fatigue et les réorganisations liées aux bateaux. Garder un jour de souplesse permet de déplacer une sortie si la mousson rend un secteur moins praticable. Enfin, il vaut mieux annoncer une préférence pour les extérieurs et les récifs si la photographie compte davantage que la pénétration : Coron montre alors ses coques, ses poutres et ses bancs de poissons sous un angle plus serein.

Organiser son séjour

Un séjour de quatre à sept jours permet d’alterner les épaves profondes, les cargos moins exigeants, les récifs et les plongées de la baie. Les journées se construisent autour de sorties en bateau, avec un rythme répétitif qui justifie le Nitrox pour les plongeurs équipés et formés. Une journée sans immersion trouve naturellement sa place dans une excursion vers les lagons, les lacs ou les plages des Calamianes. Les accompagnants disposent ainsi d’activités nautiques et de points de vue sans transformer le voyage en simple programme de plongée.

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Notes et avis collectés par Viator et Tripadvisor.

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