
BrizAçores
★ 4,2/5 (29 avis)
à moins d’1 km à vol d’oiseau
Açores · Atlantique
À Pico, les murs de lave de S. João, les arches de São Caetano et le grand bleu des requins bleus composent une plongée résolument atlantique.
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Les murs de lave de S. João donnent immédiatement le ton : à Pico, la plongée se lit dans le basalte, les arches et les tombants, davantage que dans un récif continu. L’île sert de base terrestre à des sorties en bateau vers des reliefs volcaniques proches ou plus éloignés, avec une part de pleine mer et de pélagique. Les villages, les côtes basaltiques et les paysages de lave donnent au séjour une vraie épaisseur au-delà des immersions.
La plongée s’organise principalement en bateau, sur des fonds volcaniques où les parois verticales, les arches et les reliefs isolés remplacent les jardins coralliens. À S. João, les murs de lave se parcourent entre 20 et 40 mètres ; la Parede de São Caetano réclame une gestion plus rigoureuse de la profondeur, entre 30 et 40 mètres. Au Banc Princesa Alice, le relief sous-marin attire les poissons et les grands pélagiques, mais l’exposition impose de composer avec le courant. Celui-ci reste variable selon le site et l’état de mer. La houle et la mer formée peuvent réduire la lisibilité, tandis que les épisodes de plancton modifient encore les conditions. Les plongées du bord ne structurent pas le séjour : la diversité vient des départs en bateau, parfois en pleine eau, comme sur les secteurs de Shark Diving.
La faune de Pico se découvre dans un décor de pleine eau et de parois basaltiques. Le Banc Princesa Alice est associé aux jamantas, aux bancs de poissons et aux rencontres avec les grands pélagiques. Les raies mobula / diables de mer peuvent se montrer en été et au début de l’automne, de façon occasionnelle. Les requins pèlerins sont possibles en été, mais restent rares. Au large, Shark Diving met les plongeurs en présence de requins bleus, notamment autour de Condor Bank ou de Pedra de Sousa, entre 5 et 15 mètres. Les tombants de la Parede de São Caetano ajoutent une autre ambiance, avec des thons et des barracudas. Les baleines et les grands pélagiques de passage se rencontrent surtout du printemps à l’été, sans constituer une observation garantie.
La mer est généralement la plus calme de mai à septembre, période qui offre aussi les conditions les plus favorables pour organiser plusieurs sorties bateau. Les opérateurs mettent plus largement en avant la plongée de mai à novembre, mais l’été et le début de l’automne concentrent la météo la plus régulière et les chances de rencontres pélagiques, notamment avec les raies mobula / diables de mer. Juin à septembre forment le cœur pratique du séjour. En dehors de cette fenêtre, les plongées restent envisageables, mais la houle atlantique pèse davantage sur le programme. L’affluence augmente au cœur de l’été ; le printemps et la fin de l’automne offrent un rythme plus calme.
Certaines sorties conviennent à tous les niveaux, notamment lorsque le profil est adapté au plongeur. Pico devient toutefois plus confortable avec une flottabilité maîtrisée, une bonne aisance en bateau et l’habitude des conditions océaniques. Un niveau Advanced ou, en repères FFESSM, une expérience de N2 à N3 selon le site, est utile pour les tombants profonds, les courants et la pleine eau. Le Nitrox prend son intérêt lors des journées à sorties répétées, sous réserve de la qualification correspondante.
Depuis Paris, Lyon ou Marseille, le trajet passe par une correspondance vers les Açores avant l’arrivée à l’aéroport de Pico, avec TAP Air Portugal ou SATA Azores Airlines selon l’itinéraire retenu. Une autre organisation consiste à rejoindre une île voisine puis à prendre un ferry inter-îles jusqu’à Pico. Cette solution demande de traiter la traversée comme une vraie contrainte de voyage, et non comme un simple transfert garanti. Une fois sur l’île, les déplacements entre l’hébergement, les villages et les points de rendez-vous se font par la route, en voiture ou avec un transfert local. Comme les départs sont répartis sur l’île et que les sorties se font en bateau, l’hébergement et le transport terrestre doivent être pensés ensemble.
Pico se prépare avec une marge. Un séjour de deux ou trois jours laisse peu de recours si la mer formée annule une sortie ; cinq à sept jours permettent de déplacer les immersions et de conserver une journée sans bateau. Placer une première sortie au début du séjour laisse une chance de reprogrammer si la météo se retourne. Une flottabilité précise compte particulièrement sur les fonds volcaniques : les parois, les arches et les reliefs irréguliers pardonnent moins les coups de palme mal contrôlés qu’un site abrité. Pour les plongées en pleine eau, une signalisation personnelle que le plongeur utilise déjà peut être utile, surtout lorsqu’il n’y a aucun repère fixe. Il faut aussi arriver en considérant le bateau comme la règle, pas comme une option : organiser le séjour autour d’un hypothétique shore dive conduit à de mauvais choix pratiques. Enfin, une journée tampon avant un ferry inter-îles évite de faire dépendre la traversée d’une sortie ou d’un programme trop serré.
Le format le plus cohérent est un séjour à terre de cinq à sept jours, avec plusieurs journées de bateau et une réserve pour la météo. Les plongées peuvent alterner murs volcaniques, pleine eau et reliefs plus profonds, sans chercher à remplir chaque journée à tout prix. Les accompagnants trouveront des randonnées, des côtes basaltiques, des villages et l’observation des cétacés. Avant le vol retour, une journée légère se prête mieux à la découverte de l’île qu’à une activité intense.
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Notes et avis collectés par Viator et Tripadvisor.