Croisières · Micronésie
Thorfinn, le camp de base des épaves de Truk Lagoon
Ce qui rend ce bateau unique
- Le Thorfinn reste mouillé au cœur de Truk Lagoon au lieu de naviguer chaque jour entre les sites.
- La croisière relie Weno Island à Weno Island en 8 jours et 7 nuits.
- Trois plongées par jour sont incluses, avec deux plongées le dernier jour.
- Deux annexes couvertes de 10 mètres emmènent les palanquées vers les épaves proches.
- Le bateau accepte les plongeurs techniques et dispose de gonflage nitrox.
L’invitation
Le Thorfinn ne se choisit pas pour passer la semaine à changer d’horizon. Il reste mouillé au milieu de Truk Lagoon, au-dessus d’un ensemble d’épaves de la Seconde Guerre mondiale, et transforme le bateau en base de plongée. Les annexes partent vers les sites pendant que le navire reste stable : moins de navigation entre deux immersions, plus de temps consacré aux cales, aux coursives et aux ponts couverts de corail. En une semaine, l’itinéraire annonce plus de 30 épaves accessibles. C’est là que le Thorfinn a du sens : pour un plongeur venu travailler les épaves, explorer à son rythme et revenir plusieurs fois dans la même zone, plutôt que pour celui qui cherche une croisière itinérante. Les plongeurs autonomes comme les techniciens y trouvent un cadre adapté, à condition d’avoir au moins 50 plongées et un niveau AOWD ou équivalent.
Monter à bord
Le Thorfinn ressemble davantage à un ancien navire de travail reconverti qu’à un petit yacht de plaisance. Sa coque en acier, ses espaces répartis sur plusieurs ponts et sa machinerie à vapeur lui donnent une présence de navire, pas de simple hôtel flottant. La rénovation de 2008 a remis l’intérieur au niveau attendu pour une croisière de plongée, sans effacer ce caractère industriel. Une fois à bord, la circulation mène du salon aux tables photo, puis au pont d’embarquement où les blocs attendent déjà leur vérification. Le bateau reste mouillé dans le lagon : il sert de point fixe pendant que les annexes font le travail de liaison. Cette organisation change la fatigue de la semaine. Le plongeur ne range pas toute sa cabine pour suivre le bateau à chaque site ; il revient au même bord, dans un espace familier, entre deux épaves.
L’ambiance à bord
Le Thorfinn donne une place visible à l’équipage dans chaque moment de la journée. Les équipes locales chargent et rincent le matériel, organisent les annexes et prennent en charge les appareils photo au retour. Les cuisiniers et le personnel de salle connaissent les contraintes d’une journée de plongée ; les repas arrivent sans transformer chaque pause en formalité. L’équipage est composé en grande partie d’insulaires du Pacifique. L’anglais est la langue de travail, avec le chuukais, et les échanges sont plus faciles quand les briefings sont suivis avec attention et sans précipitation. Le soir, le salon, la bibliothèque et le bar deviennent le point de rencontre naturel : les cartes d’épaves circulent, les photos passent sur les écrans et les plongeurs comparent leurs pénétrations ou leurs trouvailles. Le groupe se forme moins autour d’animations prévues que de ce que chacun rapporte de l’eau.
Les sites qu’on plonge
La route reste entièrement consacrée à Truk Lagoon, avec départ et retour à Weno Island sur 8 jours et 7 nuits. Le décor sous-marin est celui de la flotte japonaise coulée pendant la Seconde Guerre mondiale : cargos, navires militaires, avions et équipements reposent dans le lagon, souvent colonisés par le corail. Le Fujikawa Maru attire pour ses avions et ses structures encore lisibles ; le Shinkoku Maru associe les volumes d’un pétrolier à une couverture de corail et à une vie abondante ; le San Francisco Maru s’adresse aux plongeurs avancés et techniques par ses parties profondes. Le Heian Maru permet une approche plus accessible de la grande épave, tandis que les récifs et les tombants apportent une respiration entre deux navires historiques. Les profondeurs varient fortement d’une épave à l’autre : aucune fiche de site chiffrée n’est fournie ici, et il faut donc choisir les plongées selon le niveau, le profil et le plan du jour. Plus de 30 épaves peuvent être explorées sur une semaine.
Ce qu’on croise sous l’eau
À Truk Lagoon, les animaux ne remplacent pas les épaves : ils les ont prises comme support. Les coques et les superstructures sont couvertes de coraux, et des poissons colorés circulent dans les coursives, autour des treuils et le long des ponts. Les récifs offrent une eau claire, des parois et une vie plus ouverte lorsque l’œil a besoin de quitter les tôles. La visibilité annoncée varie selon le site et les conditions, de 12 à 30 mètres. Le spectacle change donc avec la lumière, la position de l’épave et la clarté du jour : un cargo se lit dans ses détails, tandis qu’un tombant se regarde davantage dans le bleu. Aucun animal précis n’est rattaché à un site dans cet itinéraire ; il serait artificiel d’en promettre un. Ici, la faune est celle d’un récif qui a colonisé une flotte entière, avec les rencontres que cela permet sans les garantir.
Ceux qui vous mettent à l’eau
Les guides sont organisés sur une base d’un guide pour quatre à cinq plongeurs. Les briefings précèdent chaque départ et présentent le site, le plan de plongée et les points particuliers de l’épave ; le guide peut ensuite mener la palanquée ou laisser des plongeurs expérimentés suivre leur propre itinéraire. Les pénétrations se font en binôme et de préférence avec un guide connaissant l’épave. Le niveau minimal demandé est l’AOWD ou équivalent, avec au moins 50 plongées. Des formations peuvent être suivies à bord avec les instructeurs présents, notamment en plongée profonde, épave, nitrox, plongée de nuit et photographie sous-marine. Les annexes emportent des trousses de premiers secours et de l’oxygène d’urgence. Un bloc d’air de sécurité est suspendu à 6 mètres, et un bloc de secours peut être descendu sur les sites dépassant 45 mètres. Les consignes de pénétration, de navigation et de remontée sont traitées comme des éléments de sécurité, pas comme une formalité.
Le pont de plongée et le matériel
Le pont de plongée est conçu pour travailler avec les annexes plutôt que pour sauter directement du grand navire sur chaque site. Les blocs de 12 litres et les plombs sont inclus ; les blocs de 15 litres, les blocs doubles et les autres formats sont disponibles en location. Les blocs sont en aluminium. Le gonflage est assuré par un Bauer IK 15.1 produisant 21 cfm à 5 000 psi, avec un second Bauer/Poseidon P 201 de 7,5 cfm. Des adaptateurs DIN sont disponibles. Le nitrox est proposé en supplément, avec de l’EAN32 et des mélanges adaptés aux profils techniques ; le bateau accepte aussi la plongée technique et le rebreather. Le matériel de location comprend des équipements Mares, du gilet au détendeur, à l’ordinateur, au masque, aux palmes et à la lampe. Deux grandes tables photo, des bacs de rinçage séparés pour le matériel sous-marin, des prises 110 et 220 volts et des douches chaudes complètent le dispositif. Les deux annexes couvertes de 10 mètres disposent de rangements sous les sièges, d’étagères photo, d’escaliers d’accès et de douches d’eau douce.
Entre deux plongées
Entre deux plongées, le salon du pont C est le refuge le plus pratique : sièges, grandes fenêtres, bibliothèque de livres sur les poissons et les épaves, films et écran pour regarder les images tournées sous l’eau. À proximité, deux grandes tables photo à trois niveaux permettent de poser un caisson, de charger les batteries et de nettoyer le matériel à l’air comprimé. Le pont B offre des chaises longues sous une protection, avec davantage d’air et de vue sur les îles du lagon. À l’arrière du salon, les tables photo et les espaces ombragés servent aussi aux longues pauses où le corps récupère vraiment. Il n’y a pas de temps de navigation à meubler entre chaque épave : le Thorfinn reste sur son mouillage, et l’intervalle se passe à sécher, trier les photos, lire ou simplement attendre que la prochaine annexe soit prête.
Une journée à bord
Le jour commence avec le café, le thé et les préparations fraîches pour ceux qui se lèvent tôt, puis le petit-déjeuner à 7 heures. Le briefing précède le premier départ, prévu à 8 heures. Sur cette croisière, trois plongées par jour sont incluses, et le dernier jour en compte deux ; les annexes partent vers des épaves proches pendant que le Thorfinn reste au mouillage. Au retour, les appareils photo sont remis à l’équipage, le matériel est rincé et une douche chaude permet de quitter l’équipement humide avant de rejoindre le salon ou la table. Les repas et les snacks s’intercalent entre les immersions, sans long transfert maritime pour casser la journée. Le soir, les photos se trient au salon et une plongée de nuit peut être organisée après le dîner, lorsque les conditions le permettent. Le rythme repose donc sur l’ordre des plongées, pas sur une succession d’escales.
Ce qu’on mange à bord
Le café, le thé et les viennoiseries du matin apparaissent au salon avant le petit-déjeuner servi à 7 heures dans la salle à manger. Le petit-déjeuner est préparé à la demande ; les autres repas sont choisis chaque jour par le chef dans un menu qui mêle cuisine occidentale et produits ou recettes locales. Les demandes alimentaires sont prises en compte, et des préparations faites à bord complètent les repas. La table est organisée pour 22 personnes, ce qui évite le service dispersé d’un grand navire. Entre deux plongées, les snacks, le thé, le café, les boissons sans alcool et l’eau glacée sont disponibles. Sur une journée de plongée, cette régularité compte davantage qu’une carte sophistiquée : on sort de l’eau, on se rince, on mange quelque chose, puis on peut retourner préparer la suivante sans attendre une longue escale à terre.
Les nuits en mer
La nuit, le Thorfinn offre surtout une base stable dans le lagon, sans les mouvements répétés d’un bateau qui change de mouillage chaque jour. Les cabines sont climatisées et disposent d’un téléviseur et d’un lecteur DVD. Les cabines des ponts inférieurs et la cabine 3 ont leur douche et leurs toilettes privées ; les cabines des ponts supérieurs partagent ces installations. Thor’s Lair occupe une ancienne paire de cabines réunies : grand lit, banquette-lit, quatre fenêtres, dressing, réfrigérateur-bar et salle d’eau plus vaste. Les autres chambres sont plus simples, avec un lit double et une couchette simple, ou deux lits superposés dans la cabine 11. Après une journée sous les épaves, l’intérêt n’est pas le décor d’une suite : c’est de retrouver une couchette climatisée, de déposer le matériel humide et de dormir dans un bateau qui ne repart pas chaque soir.
Cabine double individuelle + (#4-8)
Cabine twin (#11)
Cabine double individuelle + (#9,10)
Cabine Thor’s Lair
Cabine double individuelle + (# 3)
Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer
La croisière part de Weno Island et y revient, dans Truk Lagoon. Les transferts de groupe programmés entre l’aéroport ou un hôtel local et le bateau, puis au retour, sont inclus. Les départs doivent être communiqués à l’avance pour que le transfert soit organisé autour du vol ou de l’hôtel indiqué. Pour un trajet jusqu’à Weno, arriver la veille reste le choix le plus prudent : le bateau ne doit pas devenir le point de correspondance d’un vol retardé.
Ce que le bateau fait pour l’océan
Le Thorfinn a installé un système solaire composé de 36 panneaux, associé à un onduleur de 40 kW et à un stockage sur batteries lithium-métal-ion. Cette installation sert notamment à fournir de l’énergie pendant les nuits et à réduire le recours au carburant.
- Année de construction
- 2005
- Année de rénovation
- 2008
- Longueur
- 58 m
- Largeur
- 10 m
- Passagers maximum
- 22
- Cabines
- 11
- Moteurs
- Fredriksstad Mek 4 cyl. double compound steam – 2,500 h.p. @ 140 rpm
- Annexes (RIB)
- 2 × Yamaha 150's; 2 × Yamaha 60's; 1 × Yamaha 40's
- Site internet
- thorfinn.net ↗
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