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Croisières · Papouasie-Nouvelle-Guinée

Febrina, le vieux bateau qui connaît chaque récif

Ce qui rend ce bateau unique

  • Un bateau traditionnel basé à Walindi, pensé pour les plongeurs et les photographes plutôt que pour le luxe.
  • Les cabines sont sous le pont, climatisées et équipées d’une salle de bain privée.
  • Le pont arrière donne directement sur une plateforme au niveau de l’eau pour les mises à l’eau.
  • Les itinéraires couvrent Kimbe Bay, les Witu Islands, Fathers Reefs, Rabaul, New Hanover et Kavieng.
  • Le nitrox est disponible à bord, avec adaptateurs DIN et espace photo dédié.

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L’invitation

Le Febrina ne cherche pas à faire oublier son âge. Il propose autre chose : un bateau traditionnel, stable, organisé autour de la plongée et porté par une équipe qui connaît les eaux de Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis longtemps. On y monte pour enchaîner les récifs de Kimbe Bay, les pinacles des Fathers Reefs, le sable noir des Witu Islands ou les passes de Kavieng sans perdre du temps dans une mise en scène de navire-hôtel. Le groupe reste réduit, les cabines sont simples, et le pont de plongée est fait pour fonctionner. Les photographes y trouvent une vraie place avec une table dédiée, des prises de recharge et un rinçage séparé pour les caméras. Ceux qui voyagent seuls disposent aussi de vraies cabines individuelles. Le choix est clair : moins de finition qu’un bateau neuf, mais davantage de caractère, de connaissance locale et de temps passé sous l’eau.

Monter à bord

Depuis le quai, le Febrina a la silhouette d’un ancien bateau de travail devenu plateforme de plongée. Sa ligne est traditionnelle, sans chercher à masquer les années de navigation derrière une décoration brillante. À bord, les espaces sont fonctionnels et l’on comprend vite que chaque zone sert à quelque chose : le salon pour se poser, la terrasse pour prendre l’air, le pont arrière pour préparer la plongée. Les cabines se trouvent sous le pont et l’accès se fait par des escaliers qui ressemblent davantage à une échelle qu’à un escalier d’hôtel. Cette circulation demande un peu d’attention quand on remonte chargé, surtout après une plongée. En échange, le bateau reste à taille humaine : les visages sont vite connus, les déplacements deviennent naturels et l’équipage peut garder un œil sur ce qui se passe. Les moteurs et le compresseur font partie du paysage sonore d’une vraie croisière de plongée.

L’ambiance à bord

Le Febrina donne rapidement l’impression d’un bateau où chacun finit par savoir qui prépare son appareil, qui part en premier et qui préfère attendre le dernier moment avant de sauter. L’équipage local et international intervient dans tous les détails qui font une journée de plongée : matériel déplacé, repas servis au bon moment, cabines entretenues, retour des plongeurs depuis l’eau. La note de l’équipage est nettement supérieure à celle du bateau, et cela résume honnêtement l’expérience : la coque a vécu, mais les gens à bord compensent par leur disponibilité et leur connaissance du terrain. Le soir, le groupe se retrouve dans le salon ou sur la terrasse, avec les images du jour, les rencontres sous-marines et parfois le récit d’un courant qui a changé la plongée. L’anglais est la langue de l’équipage. L’ambiance convient à ceux qui préfèrent un bateau vivant et rodé à une finition impeccable.

Les sites qu’on plonge

Les routes du Febrina changent réellement de décor. Kimbe Bay rassemble jardins de corail, tombants, grands éponges, gorgones et monts sous-marins isolés où les barracudas, thons et carangues peuvent entrer dans le champ. Les Witu Islands ajoutent des baies de sable noir pour la macro et des pinacles où le courant concentre les poissons pélagiques. Fathers Reefs et Lolobau montrent une géologie volcanique plus spectaculaire, avec arches, passages et reliefs sous-marins fréquentés par requins, raies et tortues. Rabaul est le terrain des plongées sur jetées et des fonds sableux riches en petites espèces, tandis que Kavieng et New Hanover combinent jardins de corail, épaves, tombants et plongées dérivantes dans les passes. Les départs relevés comprennent des croisières de neuf jours et huit nuits, de onze jours et dix nuits, ou de douze jours et onze nuits, entre Rabaul, Kimbe Bay et Kavieng. Les sites précis dépendent de l’itinéraire et des conditions.

Ce qu’on croise sous l’eau

Sur les récifs de Kimbe Bay, le spectacle vient d’abord des coraux et des bancs : barracudas, thons, carangues, fusiliers et poissons de récif occupent les monts et les tombants, tandis que les gorgones et les éponges donnent aux photographes des avant-plans très chargés. Les récifs au large des Fathers Reefs peuvent attirer requins, raies, tortues et grands bancs lorsque le courant travaille le relief. Dans les passes de Kavieng, le courant peut renforcer l’activité autour des tombants : requins gris, pointes blanches, pointes noires, requins à pointe argentée, raies aigles et parfois raies mobula sont alors recherchés. Pour la petite faune, les baies de sable noir des Witu Islands offrent des poissons-scorpions feuillus, des nudibranches, des crevettes et des gobies, surtout lorsque l’œil prend le temps de fouiller. Rabaul est réputé pour les poissons-fantômes, poissons-grenouilles, poulpes noix de coco, crevettes arlequin et crabes sur fond sableux. Des dauphins fréquentent aussi régulièrement les eaux de la région, tandis que les orques, globicéphales et requins-baleines restent des rencontres occasionnelles.

Ceux qui vous mettent à l’eau

L’équipage parle anglais et encadre les plongées depuis le bateau et son annexe. Les briefings organisent les mises à l’eau, les conditions du site et les retours, avec une ligne de sécurité prévue lorsqu’un courant fort est attendu : elle relie le bateau au mouillage et permet de s’y tenir pour observer le passage des bancs. L’oxygène, les trousses de premiers secours et un équipage formé aux premiers secours sont disponibles à bord. Le bateau dispose aussi de moyens de communication et de navigation adaptés à la croisière au large. Le nombre de guides, le ratio par palanquée, les qualifications individuelles et un éventuel niveau minimal de plongée ne sont pas détaillés. Le fonctionnement convient donc surtout à des plongeurs autonomes, capables de suivre un briefing, de gérer leur palier et de revenir à l’annexe ou à la plateforme selon les consignes.

Le pont de plongée et le matériel

La plongée se prépare sur un grand pont arrière ombragé, puis se termine sur une plateforme au niveau de l’eau. Cette configuration évite une longue remontée sur une échelle après chaque immersion : le pneumatique vient récupérer les plongeurs là où ils sortent, tandis que le retour à bord reste direct. Le bateau dispose d’adaptateurs DIN, d’un espace photo avec table et prises de recharge, ainsi que d’un rinçage séparé pour les caméras. Les douches extérieures permettent de se débarrasser du sel avant de passer à autre chose. Le nitrox est disponible, mais son brevet et son utilisation sont optionnels. Du matériel de location peut être proposé à bord, sans détail disponible ici sur les marques ni sur les volumes ou matériaux des blocs. Le Febrina embarque aussi une annexe en fibre de verre pour les déplacements et les récupérations autour des sites.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, le Febrina offre plusieurs façons de disparaître du matériel. La terrasse et les espaces extérieurs permettent de rester au vent, tandis que le salon climatisé devient utile quand la chaleur tombe moins bien que prévu. Le pont de plongée est ombragé, ce qui laisse les combinaisons et les appareils à portée de main sans imposer de rester en plein soleil. Les temps de navigation se passent à regarder le relief volcanique et les îles s’éloigner, ou à reprendre les images dans l’espace photo. Quand une après-midi ne comporte pas de plongée, le bateau laisse davantage de place à la mer, au repos et aux échanges avec l’équipage. Les Witu Islands ajoutent parfois une scène très différente : des pirogues locales viennent approcher pour échanger fruits et légumes, tandis que les enfants observent les bulles des plongeurs.

Une journée à bord

La journée commence tôt : le premier départ sous l’eau est prévu à six heures trente. Le Febrina organise habituellement quatre plongées de jour et une plongée de nuit, avec une organisation qui peut monter à cinq plongées selon l’itinéraire. Trois plongées peuvent s’enchaîner le matin avant le déjeuner, puis une autre prend place dans l’après-midi ; la plongée de nuit arrive lorsque le bateau est posé sur le site et que le groupe est prêt. Entre les immersions, le matériel reste sur le pont arrière, les appareils passent par la table photo et chacun trouve quelques minutes pour manger, boire et sécher. Les briefings précèdent chaque mise à l’eau, mais l’ordre exact des sites dépend de la météo, du courant et des déplacements. Les journées de navigation servent à rejoindre une autre zone de la mer de Bismarck plutôt qu’à meubler le programme. Il faut donc aimer plonger souvent, récupérer vite et garder assez d’attention pour la dernière immersion.

Ce qu’on mange à bord

La table est un vrai point fort du Febrina. Les repas alternent cuisine occidentale et cuisine locale, avec une formule de pension complète, des buffets, des plats à la carte et des collations disponibles toute la journée. Les régimes végétarien et vegan sont pris en compte. Le vin est servi au dîner, et la bière comme les autres boissons restent disponibles à bord. Après plusieurs plongées, l’intérêt ne se résume pas à la variété : un repas bien placé permet de refaire les réserves sans alourdir la journée. Le déjeuner arrive après la série du matin, puis le repas du soir referme une journée souvent dense, parfois prolongée par une plongée de nuit. La cuisine compte ici parce qu’elle accompagne réellement le rythme des plongeurs, au lieu de simplement remplir une case dans la fiche du bateau.

Les nuits en mer

Les nuits se passent sous le pont, dans des cabines simples avec hublot, climatisation réglable et salle de bain privée. Les catégories vont de la petite cabine individuelle aux cabines individuelles plus larges, en passant par les configurations twin, double et la cabine double à l’avant. Les cabines arrière sont proches de la partie active du bateau : on peut y percevoir davantage les bruits de fonctionnement et les mouvements liés à la vie du bord. L’accès par les escaliers de type échelle rappelle que le Febrina est un bateau de plongée traditionnel, pas un hôtel flottant. La climatisation permet de récupérer dans un espace fermé après une journée chaude, tandis que le hublot donne un peu de présence à la mer sans transformer la cabine en salon. Pour un voyageur seul, la vraie cabine individuelle change beaucoup la semaine : pas besoin d’organiser son sommeil autour d’un inconnu après plusieurs plongées.

Cabine double 7

Cabine individuelle grande 5

Cabine individuelle grande 6

Cabine individuelle petite 1

Cabine individuelle petite 2

Cabine twin/double 3

Cabine twin/double 4

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

Les itinéraires relient notamment Walindi et Kimbe Bay, Rabaul et Kavieng, selon le sens de la croisière. Les transferts depuis l’aéroport et l’hôtel sont inclus dans le séjour. Pour un embarquement ou un débarquement à Rabaul, Kimbe Bay ou Kavieng, mieux vaut arriver la veille afin de ne pas faire dépendre une croisière entière d’une seule correspondance aérienne. Les modalités précises de rendez-vous sont communiquées avec l’itinéraire réservé.

Plan du bateau

Année de construction
1972
Année de rénovation
2010
Longueur
22,3 m
Largeur
6,1 m
Passagers maximum
12
Cabines
7
Salles de bain
7
Moteurs
2 × Cummins de 250 ch à 1800rpm chacun
Vitesse de croisière
8,5 nœuds
Annexes (RIB)
1 × 5,5 m (fibre de verre)
Site internet
mvfebrina.com
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