
Eleuthera Bora Diving Center
★ 4,9/5 (456 avis)
à 3,4 km à vol d’oiseau
Polynésie française · Pacifique
Des jardins de corail peu profonds comme The Aquarium aux dérives sur les tombants exposés de Tapu, entre mantas et requins citrons.
Bora Bora se distingue par la dualité de son univers sous-marin. D'un côté, un lagon protégé offrant des jardins de corail à faible profondeur, idéaux pour une observation sereine de la faune. De l'autre, un environnement plus dynamique sur le récif extérieur et dans les passes, où les courants de marée attirent les grands pélagiques. C'est une destination qui permet d'alterner entre la tranquillité des motu et l'adrénaline des plongées dérivantes sur les tombants.
La plongée s'articule autour de deux ambiances distinctes. Dans le lagon, la topographie est marquée par des dômes coralliens et des zones de sable blanc, avec des courants quasi nuls. Les sorties y sont calmes et la visibilité y est excellente. À l'inverse, les sites comme la passe Teavanui ou le plateau de Tapu demandent une maîtrise de la flottabilité et de la dérive. Ici, les courants de marée peuvent être puissants, sculptant des reliefs de crêtes et de canyons. La visibilité en pleine eau atteint souvent 30 à 40 mètres, offrant des panoramas saisissants sur le bleu, tant que la houle ne vient pas perturber la clarté de l'eau.
La biodiversité est constante, mais l'observation varie selon les sites. Les raies mantas de récif sont les stars des stations de nettoyage d'Anau, avec une présence régulière. Vous croiserez également des raies léopard et des raies aigles sur les structures coralliennes. Côté prédateurs, les requins citrons fréquentent les zones de plateau extérieur et les passes, tandis que les requins de récif à pointes blanches et les requins gris peuplent les jardins de corail. Les bancs de carangues, les barracudas et les thons complètent ces rencontres, souvent sublimées par la clarté de l'eau.
La période de mai à octobre est la plus propice pour vos sorties. La saison sèche garantit des mers plus calmes, une visibilité optimale et des conditions idéales pour explorer les passes. À l'opposé, la saison humide de novembre à mars, bien que plus chaude, apporte des épisodes orageux et des ruissellements qui peuvent troubler la clarté du lagon. Si vous visez les mantas, sachez que leur activité est particulièrement soutenue entre juin et novembre.
Le niveau requis varie selon votre itinéraire. Le lagon est accessible dès le niveau Open Water, idéal pour la photo ou la détente. Pour les sites plus engagés comme Tupitipitu ou la passe Teavanui, un niveau Avancé est indispensable. Une bonne maîtrise de la plongée dérivante et de la flottabilité est nécessaire pour gérer les courants de marée. Le Nitrox est un atout pour optimiser vos profils sur les plongées de moyenne profondeur.
Pour rejoindre Bora Bora depuis l'Europe, vous devrez prévoir un long-courrier vers Tahiti, suivi d'un vol domestique vers l'aéroport de l'île. Notez que l'aéroport est situé sur un motu ; un transfert en navette bateau est donc systématique pour rejoindre votre hébergement sur l'île principale ou sur les motus environnants. Les vols intérieurs ayant une capacité limitée, anticipez vos réservations, surtout si vous transportez un équipement complet de plongée.
Pour profiter pleinement de l'expérience, ne demandez pas seulement où vous allez plonger, mais précisez si la sortie se fait dans le calme du lagon ou dans les courants de la passe. Si les mantas sont votre priorité, multipliez les tentatives sur le site d'Anau, car leur passage reste soumis aux aléas naturels. Pour les plongeurs plus expérimentés, privilégiez les plongées à la passe Teavanui lors de la marée montante : la visibilité y est souvent supérieure et les animaux s'y concentrent davantage. Un point crucial : assurez-vous que votre prestataire respecte strictement le périmètre de la réserve intégrale Popora Rahui à Matira. Cette zone est totalement interdite à la plongée et au snorkeling, et toute tentative d'y pénétrer vous exposera à des sanctions locales. Enfin, pour les photographes, les premières heures de la matinée offrent une lumière plus douce et moins de particules en suspension.
Un séjour de 7 à 10 jours est recommandé pour équilibrer vos plongées et la gestion de la fatigue. Cela vous permet d'effectuer environ 6 à 8 plongées de qualité tout en respectant les temps de décompression nécessaires entre les sorties. Ce format laisse également place au repos et aux activités de lagon, essentielles pour profiter de la dimension balnéaire de l'île sans subir la contrainte des vols.
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