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Croisières · Indonésie

Sokaraja, le petit phinisi de Komodo

Ce qui rend ce bateau unique

  • Un bateau traditionnel indonésien en bois consacré aux croisières de plongée dans le parc national de Komodo.
  • Les groupes restent réduits, avec des palanquées limitées à quatre plongeurs par guide.
  • Les itinéraires de quatre jours et trois nuits proposent douze plongées, tandis que la version de cinq jours et quatre nuits en prévoit quinze.
  • Le séjour mêle plongées dans le courant, plongée de nuit, trek à la rencontre des dragons de Komodo et cuisine indonésienne préparée à bord.

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L’invitation

Sokaraja n'est pas choisi pour ses mètres carrés. Il l'est pour la façon dont un petit bateau en bois rapproche tout : les plongeurs, les guides, le cuisinier et les îles de Komodo. La raison de monter à bord tient surtout sous la ligne de flottaison, dans des sites où le courant fait venir les gros poissons et où le macro demande un guide qui sait regarder. Les journées alternent plongées engagées, pauses sur le pont et sorties à terre, avec Rinca et ses dragons de Komodo, ou Kalong Island au coucher du soleil. Le bateau vise une expérience intime, avec des groupes réduits et une équipe qui reste présente du premier briefing au dernier retour sur le pont. Ceux qui cherchent un navire spacieux et silencieux trouveront ailleurs. Ceux qui veulent plonger Komodo sans se fondre dans un grand groupe ont une vraie raison de partir ici.

Monter à bord

Depuis le quai, Sokaraja montre d'abord sa coque en bois et sa silhouette de phinisi traditionnel indonésien. Ce n'est pas un bateau de catalogue : le bois, les surfaces de travail et l'organisation générale racontent un navire conçu pour vivre dehors, entre navigation, plongée et repas. Une rénovation récente a apporté des équipements de navigation et de sécurité modernes sans effacer ce caractère de bateau local. À bord, les espaces sont répartis plutôt qu'empilés : pont de plongée ombragé, terrasse, pont d'observation et coin repas extérieur. On circule sans la sensation d'un grand navire, mais le petit groupe rend rapidement les lieux lisibles. Le deuxième jour, chacun connaît déjà les visages, les habitudes et la place de son matériel. La coque a moins de réserve qu'un bateau plus imposant ; en échange, la vie à bord reste directe, et l'équipage n'est jamais loin quand une question de plongée se pose.

L’ambiance à bord

Sokaraja donne une impression de maison partagée plutôt que de groupe anonyme. Les passagers se retrouvent vite autour des briefings, des cafés, de la table et des retours de plongée ; les échanges deviennent simples parce que chacun vit la même journée, avec le même matériel qui sèche sur le pont. L'équipage local et international reste très présent, sans transformer l'attention en cérémonial. Il aide, anticipe les petits besoins et garde la sécurité au centre des décisions. Les guides connaissent les sites et les conditions, tandis que le reste de l'équipe maintient le bateau propre et praticable entre les plongées. Le soir, on peut discuter, écouter de la musique, jouer aux cartes ou rester dehors sous les étoiles. Ce qui reste surtout, après quelques jours, c'est cette énergie chaleureuse et le sentiment d'avoir plongé avec une équipe plutôt que d'avoir simplement suivi un programme.

Les sites qu’on plonge

Les croisières partent de Labuan Bajo et y reviennent, dans le parc national de Komodo. La formule de quatre jours et trois nuits compte douze plongées, et celle de cinq jours et quatre nuits en compte quinze ; le nombre réel de sites visités dépend des marées, du courant et de la météo. Le premier jour commence par une pente de contrôle entre 5 et 18 mètres, abritée du courant à marée haute, puis Pengah Kecil déroule murs, pentes et plateaux jusqu'à 30 mètres pour les plongeurs certifiés. Wainilu prend le relais de nuit. Siaba Kecil se plonge en dérive dans un courant fort, entre surplombs et tombants, tandis que Siaba Besar, la « Turtle City », offre une baie protégée et une profondeur moyenne de 14 mètres. Mawan complète les itinéraires selon les conditions. Les parcours mettent aussi en avant Batu Bolong, Manta Point, Castle Rock et Bamboo Slope, ce dernier étant présenté comme le site signature du bateau.

Ce qu’on croise sous l’eau

Komodo offre deux spectacles très différents. Dans le courant et sur les reliefs exposés, les requins de récif, les raies aigles, les carangues géantes, les bancs de vivaneaux et de sweetlips donnent aux plongées leur échelle. Les raies manta font partie des rencontres recherchées sur Manta Point, où l'observation dépend des conditions et du comportement des animaux. Dans les zones plus calmes, tortues vertes et poissons de récif accompagnent l'exploration. Siaba Besar mérite une attention particulière pour ses herbiers et son relief protégé : on peut y chercher la seiche flamboyante, le poulpe mimétique ou un Rhinopias, en plus des tortues. Pengah Kecil ajoute le petit monde des poissons-grenouilles, nudibranches et crevettes. Les hippocampes demandent le même regard patient. Rien ici ne se commande ; le courant, l'heure et la qualité du guidage font partie de la rencontre.

Ceux qui vous mettent à l’eau

Les plongées sont encadrées par un directeur de croisière et des divemasters ou instructeurs, avec un ratio annoncé d'un guide pour quatre plongeurs. L'équipe parle anglais, espagnol, indonésien et italien. Les briefings sont décrits comme précis et complets, avec une planification adaptée aux marées, au courant et à la météo ; à Komodo, ce point n'est pas décoratif. Le niveau minimal demandé est Open Water avec trente plongées enregistrées et une qualification Deep Dive. Une formation Deep Dive Adventure peut être suivie à bord, et le cours Advanced Open Water est également proposé pendant le séjour. Les guides peuvent refuser une plongée si le comportement ou l'état d'un plongeur met la sécurité en jeu. L'oxygène, les trousses de premiers secours, les moyens de communication et le matériel de sécurité du bateau sont disponibles. Aucun défibrillateur ni système de rappel des plongeurs n'est mentionné.

Le pont de plongée et le matériel

Le pont de plongée est ombragé et organisé autour de bacs de rinçage, avec un rinçage séparé pour les caméras. Les blocs et le matériel de base sont fournis pour les plongeurs ; les adaptateurs DIN sont disponibles. Les palmes, le masque, la ceinture, les plombs, les bottillons et la lampe font partie de l'équipement prévu, tandis que le reste du matériel de plongée peut être loué. Aucun volume de bloc, type de métal, service nitrox ou marque de matériel n'est indiqué. Une annexe assure les mises à l'eau et les récupérations sur les sites. Le bateau possède aussi des douches extérieures, utiles au retour quand il faut rincer le sel avant de passer à la table ou au pont de repos. Les stations de recharge et les espaces adaptés aux appareils photo complètent une installation pensée pour plonger souvent, sans faire du bateau un atelier photo spécialisé.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, le choix se fait entre l'ombre du pont de plongée, le soleil du grand pont supérieur et les différents coins où s'asseoir. Le sundeck et le pont d'observation servent à regarder les îles défiler, sécher une combinaison ou simplement laisser retomber le rythme d'une immersion dans le courant. La terrasse et le repas dehors prolongent cette vie à l'air libre. Quand le bateau navigue, il n'y a pas besoin de remplir chaque intervalle : un café, une serviette, quelques mots sur la plongée précédente suffisent. Les jours sans immersion immédiate, une sortie à terre peut prendre le relais, comme le trek de Rinca ou une randonnée sur une île. Le soir, Kalong Island offre un autre spectacle : les renards volants quittent l'île au-dessus du bateau.

Une journée à bord

La journée commence tôt, avec une première plongée lorsque la lumière arrive, puis le petit déjeuner au retour. Une deuxième immersion explore un autre secteur avant le repas et le temps de récupération. Selon le programme, une troisième plongée ou une plongée au coucher du soleil vient ensuite ; la première journée de l'itinéraire inclut aussi une plongée de nuit à Wainilu. Entre les mises à l'eau, le bateau navigue, les blocs sont préparés, les combinaisons sèchent et les briefings donnent le cadre de la plongée suivante. Le déjeuner et les collations s'intercalent sans longue coupure. Une journée peut également laisser la place au trek de Rinca, entre deux séquences de plongée, pour aller voir les dragons de Komodo. Sur la formule longue, le programme pousse jusqu'à quinze plongées ; sur la courte, douze. Le retour à Labuan Bajo est prévu après la dernière plongée, avec une arrivée annoncée dans l'après-midi.

Ce qu’on mange à bord

La cuisine est préparée à bord et servie en buffet, avec une base indonésienne fraîche chaque jour. Les repas comprennent le petit déjeuner après la première plongée, puis le déjeuner et le dîner, avec des collations entre les immersions. Riz, légumes, poisson, poulet ou bœuf peuvent composer une table qui ne cherche pas à imiter un restaurant occidental. Les options végétariennes et végétaliennes sont prévues. Cette table compte autant que le confort entre deux plongées : à Komodo, il faut récupérer, boire et manger correctement sans attendre longtemps. L'eau potable, le thé et le café sont disponibles, ainsi que des boissons non alcoolisées aux repas ; la bière est proposée à bord. Le buffet permet aussi de se servir selon l'appétit du moment, ce qui est appréciable après un courant soutenu ou un trek à Rinca.

Les nuits en mer

La nuit se passe dans des cabines simples, avec une cabine double privée sur le pont principal, une autre sur le pont supérieur ou le dortoir partagé. Les cabines disposent d'un ventilateur, d'une fenêtre standard et d'une douche d'eau douce à bord ; il n'y a pas de climatisation. Après plusieurs plongées, ce sont surtout la ventilation naturelle, la brise et le mouvement régulier de la coque qui comptent. Les cabines sont non-fumeurs, mais le bateau offre aussi des espaces extérieurs pour rester éveillé, lire ou regarder le ciel. L'espace privé est fonctionnel plutôt que généreux. La nuit ressemble donc à ce qu'elle doit être sur un bateau de plongée : on y range l'essentiel, on sèche ce qui doit l'être, puis on dort sans perdre de temps.

Cabine double privative, pont principal

Cabine double privative, pont supérieur

Dortoir

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

L'embarquement et le retour se font à Dermaga KP3, à Labuan Bajo. Les transferts depuis l'aéroport ou l'hôtel peuvent être ajoutés séparément et ne sont pas inclus. L'arrivée la veille reste le choix le plus sûr pour rejoindre le port sans faire dépendre l'embarquement d'une correspondance le même matin. Le départ du bateau est prévu à 08:30.

Ce que le bateau fait pour l’océan

Sokaraja impose l'utilisation d'une crème solaire respectueuse des récifs à bord et pendant les activités nautiques ; des produits adaptés sont disponibles à bord si nécessaire. Le bateau encourage aussi les pratiques de plongée qui limitent les contacts avec les coraux et les interactions avec les animaux. Aucun dispositif précis concernant l'énergie, les eaux usées, le mouillage ou la réduction du plastique n'est documenté.

Année de rénovation
2024
Longueur
25 m
Largeur
5,5 m
Passagers maximum
10
Cabines
3
Salles de bain
2
Moteurs
Mitsubishi 220 ch
Vitesse de croisière
9 nœuds
Annexes (RIB)
1
Site internet
sokaraja.com
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