Asie
Indonésie : un archipel de saisons et d’îles
Entre l’épave USS Liberty à Tulamben et les villages sur pilotis de Raja Ampat, l’Indonésie se découvre d’une île à l’autre.
Ce qui rend ce pays unique
- Novembre et décembre réunissent Bali et ses prolongements
- Raja Ampat entre mantas océaniques et requin marcheur
- Lembeh, rendez-vous indonésien de la macro-photographie
- Komodo et ses bancs de thons et barracudas
- Alor, itinéraire insulaire ouvert toute l’année
- Borobudur et Prambanan au cœur de Java
- Rendang, sate ayam et marchés de nuit
- Bali hindoue, Lombok sasak et Moluques aux épices
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Ce pays pour un plongeur
L’Indonésie se distingue de ses voisins par un territoire qui impose de passer d’un hub aérien à une île, puis souvent à un bateau. Bali rassemble épave, récifs et macro autour de Tulamben, Amed et Nusa Penida ; Raja Ampat et Komodo déplacent le voyage vers des archipels plus isolés. D’un bout à l’autre, les itinéraires associent plongées du bord, sorties en bateau et croisières, avec une place importante accordée aux courants et à la saison. Le pays convient ainsi autant au séjour construit autour d’une seule île qu’à l’expédition soigneusement enchaînée.
Comment le pays se découpe
Le premier ensemble est celui de Bali, Lombok et des Gili, avec Amed, Tulamben, Nusa Lembongan et Nusa Penida comme portes d’entrée très différentes d’un même voyage insulaire. Bali convient à un séjour mixte entre plongée et culture ; Nusa Penida demande davantage d’expérience. Au nord de Sulawesi, Bunaken et Lembeh opposent parois coralliennes et observation macro, tandis que Nord Sulawesi s’ouvre surtout de mai à novembre. Raja Ampat, de septembre à novembre, vise les croisières et les paysages de Papouasie occidentale. Komodo et Manggarai Barat, d’août à novembre, combinent navigation, reliefs émergés et plongées dans le courant. Alor reste accessible toute l’année mais réclame un itinéraire construit. Kaimana, les Moluques, Halmahera et Derawan Islands appartiennent à l’Indonésie plus confidentielle, avec des fenêtres saisonnières resserrées. Java relève enfin d’un voyage culturel autant que sous-marin.
Les destinations de plongée

Alor →
13 sites

Amed →
9 sites

Bali →
25 sites

Gili Islands →
7 sites

Gili Trawangan →
9 sites

Halmahera →
1 site

Îles Derawan →
6 sites

Java →
7 sites

Kaimana →
9 sites

Komodo →
21 sites

Lembeh →
2 sites

Lombok →
14 sites

Menjangan →
5 sites

Moluques →
8 sites

Nord Sulawesi →
43 sites

Nusa Lembongan →
10 sites

Nusa Penida →
5 sites

Pemuteran →
10 sites

Raja Ampat →
29 sites

Sanur →
10 sites

Seminyak →
3 sites

Tulamben →
8 sites
Centres de plongée
Hôtels
Croisières

Mikumba Dua
Départ depuis Labuan Bajo
★ 9,7/10 (119 avis)
à partir de 295 €/jour
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Sokaraja
Départ depuis Labuan Bajo
★ 9,6/10 (115 avis)
à partir de 138 €/jour
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Ikan Biru
★ 9,6/10 (79 avis)
à partir de 156 €/jour
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Nusantara
Départ depuis Labuan Bajo
★ 9,4/10 (153 avis)
à partir de 182 €/jour
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Quand partir, et où selon le mois
Le calendrier se lit par fenêtres régionales plutôt que par une saison nationale. En janvier et février, Alor, Kaimana et l’arc de Bali jusqu’aux Gili restent les choix les plus réguliers ; Java s’ajoute en mars, puis les Moluques, Halmahera et Derawan Islands en avril. De mai à juin, Nord Sulawesi rejoint cet ensemble, tandis que Java s’arrête après mai. En juillet, Alor, Bali, Lombok, les Gili et Nord Sulawesi dominent encore ; Komodo et Manggarai Barat prennent le relais à partir d’août. Raja Ampat s’ouvre de septembre à novembre, au même moment que Komodo et Nord Sulawesi. Novembre et décembre sont les seuls mois où tout l’ensemble balinais, de Bali à Pemuteran, Tulamben et Nusa Penida, est réuni dans sa fenêtre. Cette alternance reflète les moussons et les régimes de mer propres aux façades : quand Bali entre dans sa saison de novembre-décembre, Derawan Islands, Halmahera, Java et les Moluques suivent une autre fenêtre, sans chevauchement avec Bali.
La faune, d’une côte à l’autre
La faune change nettement avec l’itinéraire. Autour de Bali, Lombok et des Gili, le plongeur retrouve une vie récifale familière : balistes, carangues, thazards, gobies, anguilles jardinières et balistes titans, avec une place particulière pour les plongées de nuit et la bioluminescence. Lembeh et Nord Sulawesi déplacent le regard vers les hippocampes, poissons-fantômes, poissons-grenouilles, poulpes à anneaux bleus et wunderpus. Raja Ampat ajoute les raies manta océaniques, les requins-tapis et le requin marcheur. Komodo et Manggarai Barat appartiennent davantage aux bancs de thons, barracudas, fusiliers et carangues, avec des raies mantas de récif. Alor est associé au Rhinopias, au calmar bobtail et à la pieuvre bleue ; Kaimana aux requins-tapis, les Moluques au requin-marteau et Java au poisson-crocodile et aux poissons-rasoirs.
Circuler entre les zones
Les enchaînements les plus simples restent concentrés autour de Bali : Amed et Tulamben sont séparés de huit kilomètres, tandis que Sanur et Seminyak permettent de changer d’ambiance sans quitter la même île. Nusa Lembongan et Nusa Penida, distantes de cinq kilomètres, se combinent naturellement, même si la mer et les horaires de bateau structurent la journée. Pour Lombok et les Gili, le ferry ou le bateau rapide ajoutent une traversée et une marge d’attente. Komodo devient déjà un autre voyage : depuis les Gili, les 422 kilomètres ne se transforment pas en simple liaison terrestre et conduisent vers Labuan Bajo. Les sauts entre Halmahera, les Moluques, Raja Ampat ou Lembeh impliquent avion, route et bateau ; deux semaines permettent Bali et Komodo, mais Raja Ampat ou Alor demandent de préserver des nuits tampons.
Enlevez votre masque
L’Indonésie se lit aussi dans ses temples, ses marchés et ses tables. À Java, Borobudur, Prambanan et le Kraton de Yogyakarta forment un parcours autour des héritages bouddhiste, hindou et javanais. À Bali, Pura Luhur Uluwatu, Tanah Lot, Pura Besakih et Tirta Empul montrent une société hindoue rythmée par les offrandes ; Ubud Art Market prolonge cette découverte avec le bois, l’argent et les textiles. Dans les villages de Lombok, l’architecture sasak et les mosquées donnent un autre visage à l’archipel. Komodo National Park et Padar Island composent une étape terrestre depuis Labuan Bajo, tandis que Wayag viewpoint et le village d’Arborek ouvrent sur la vie de Raja Ampat. À table, nasi goreng, rendang, sate ayam et gado-gado se trouvent dans les warungs ; rawon et soto ayam sont liés à Java, ayam betutu et babi guling à Bali. Les marchés de nuit de Gianyar et Pasar Sindhu servent brochettes et plats sautés. Nyepi vide Bali, Lebaran ralentit les transports, et Waisak rassemble les pèlerins à Borobudur.
Ce qui vaut partout dans ce pays
Dans l’archipel, un transfert est rarement une simple navette : il associe souvent avion, route côtière, port et bateau inter-îles. Cette succession rend indispensable une journée tampon avant une plongée importante, surtout pour Raja Ampat, Komodo, Alor ou Kaimana. Les sorties en mer ne se conçoivent pas partout comme un accès immédiat au rivage ; les parcs marins et les passes imposent un briefing précis sur la plongée dans le courant, parfois avec courant descendant. Le snorkeling accompagne naturellement les escales, et un masque personnel bien ajusté évite de dépendre du matériel disponible sur une île isolée. Sur plusieurs jours de plongées répétitives, le Nitrox trouve son intérêt dans les profils peu profonds en série.









