
Reggae Dive Center
★ 4,9/5 (1 673 avis)
à 18 km à vol d’oiseau
Coron · Philippines · Asie
Prof. maxi · 45 mL'Irako est une épave historique et imposante, témoin de la Seconde Guerre mondiale, offrant une exploration riche en histoire et en vie marine.
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L'Irako, vaisseau ravitailleur de la flotte impériale japonaise durant la Seconde Guerre mondiale, est une épave imposante qui s'étend sur 147 mètres de long. Coulé en 1944 lors d'un raid aérien américain, ce navire frigorifique était conçu pour soutenir les opérations de longue durée, capable d'alimenter 25 000 hommes pendant deux semaines. Son exploration marque une rencontre avec l'histoire, un témoignage sous-marin de l'intensité des conflits du Pacifique. Ce pétrolier de ravitaillement japonais, partie intégrante de la flotte de guerre, est réputé pour sa défense acharnée avant de sombrer. Sa structure massive se profile dans les eaux, offrant aux plongeurs une silhouette qui évoque la puissance et la ténacité de son passé.
L'épave se révèle progressivement, ses lignes générales se dessinant à mesure que la lumière décline avec la profondeur. On imagine sans peine le navire intact, ses superstructures armées scrutant l'horizon. La plongée ici est une immersion dans un chapitre figé de l'histoire maritime, où chaque recoin semble raconter une partie de son ultime bataille.
L'épave repose à la verticale, une position qui révèle l'ampleur de sa structure dès la descente. Le pont principal se trouve à environ 30 mètres de profondeur, invitant à une exploration méthodique de ses superstructures, tandis que la quille atteint le fond sablonneux à 45 mètres. Cette verticalité crée un profil de plongée en profondeur, demandant une gestion attentive de la décompression et de la consommation d'air. Ce qui distingue l'Irako, c'est le récit de sa résistance. Protégée par un armement anti-aérien conséquent, elle a riposté avec une intensité notoire, transformant son naufrage en un acte de courage plutôt qu'une simple défaite. Explorer ses ponts et ses flancs offre une perspective tangible sur cette défense farouche, marquant l'esprit du plongeur par le poids de son histoire.
La structure de l'Irako est en grande partie intacte, offrant de multiples points d'intérêt pour les plongeurs. Dès le pont, on observe les dégâts des frappes sur le gaillard, là où le navire a pris feu avant de sombrer. Au-delà de l'enveloppe extérieure, les possibilités de pénétration sont nombreuses et variées : depuis la timonerie, relativement accessible, jusqu'aux vastes cales qui s'enfoncent dans l'obscurité, offrant des volumes impressionnants à explorer. C'est une plongée qui demande une bonne maîtrise de sa flottabilité et un éclairage adapté. La salle des machines représente l'un des points culminants de l'exploration pour les plongeurs expérimentés. L'accès nécessite une bonne connaissance des techniques de pénétration en épave, ainsi qu'une autonomie en air adaptée à la profondeur et à la complexité de l'itinéraire. C'est là que l'on perçoit le mieux la fonction initiale du navire, avec ses turbines et ses moteurs encore visibles, figés dans le temps.
La vie marine s'est emparée des lieux, transformant l'épave en un récif artificiel vibrant. Bien que l'Irako soit un site profond, on y croise régulièrement des bancs de barracudas et de carangues patrouillant au-dessus du pont. Les mérous et les thons circulent également autour des superstructures, tandis que des rascasses volantes se logent dans les anfractuosités. De plus, quelques tortues vertes ont pris leurs quartiers sur le ventre du navire ou près des cheminées, offrant un contraste vivant avec la carcasse d'acier.
La plongée sur l'épave de l'Irako s'effectue entre 30 et 45 mètres de profondeur, en faisant une plongée réservée aux plongeurs certifiés Deep Diver. Il est fortement recommandé d'avoir une expérience solide en plongée profonde, avec au moins 50 plongées à son actif et une pratique récente, avant d'aborder ce site. La visibilité y est généralement bonne, mais le courant peut parfois être fort, exigeant une bonne gestion de la palanquée. L'utilisation de Nitrox est souvent conseillée pour les profils de plongée plus longs ou les pénétrations. La meilleure période pour planifier votre exploration de ce site se situe d'octobre à mars, une saison caractérisée par un temps chaud et généralement sec. Il est conseillé d'éviter les mois de juillet à septembre, correspondant à la saison de la mousson tropicale, potentiellement plus humide et moins clémente pour la plongée.
2 croisières plongée embarquent depuis Coron une autre façon de découvrir la région, sur plusieurs jours en mer.