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Croisières · Saint-Martin (partie néerlandaise)

Caribbean Explorer II, le vieux compagnon des récifs de Saba et Saint-Kitts

Ce qui rend ce bateau unique

  • Une croisière de huit jours et sept nuits entre Saint-Kitts, Saba et Saint-Martin, dans un bateau construit pour plonger.
  • Jusqu’à vingt-huit plongées, avec des plongées de nuit, des épaves, des récifs et les reliefs volcaniques de Saba.
  • Le pont de plongée offre des casiers individuels, des postes de gonflage air et nitrox, une table photo et des rinçages séparés.
  • Les neuf cabines disposent de la climatisation, d’un hublot et d’une salle de bain privée.
  • L’équipage anglophone est le point fort du bord, avec une note de voyageurs nettement supérieure à celle du bateau.

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L’invitation

Le Caribbean Explorer II est un bateau pour ceux qui veulent plonger souvent, pas pour ceux qui cherchent un yacht neuf. La route relie Saint-Kitts, Saba et Saint-Martin sur huit jours et sept nuits, avec jusqu’à vingt-huit plongées, dont des plongées de nuit. Saba apporte ses pinacles, ses tombants et son parc marin ; Saint-Kitts complète le voyage avec ses épaves, ses récifs et ses traces de l’histoire locale. Le bateau va directement sur les sites et permet une mise à l’eau depuis la plateforme, sans dépendre d’un long transfert à terre. Le vrai choix se fait là : accepter un navire ancien, construit en aluminium et rénové, pour gagner une semaine très dense sous l’eau. Les guides ont aussi la réputation de regarder ce que chaque plongeur aime réellement voir. C’est ce qui explique le nombre de passagers qui reviennent.

Monter à bord

Le Caribbean Explorer II ne cherche pas à masquer son âge. Sa coque en aluminium, ses aménagements de croisière et son allure de bateau de travail racontent une longue vie en mer, loin des unités conçues d’abord pour le confort hôtelier. Une fois à bord, les moteurs diesel deviennent une présence familière : on les entend davantage qu’à bord d’un navire récent, surtout lorsque le bateau se déplace entre les îles. En échange, tout est organisé autour de la plongée. Le pont arrière sert vraiment aux plongeurs, les circulations sont directes et les affaires trouvent leur place dans des casiers individuels. Le salon climatisé offre un refuge entre deux immersions, tandis que le sundeck permet de s’isoler au soleil. On ne vient pas ici pour le silence d’un yacht neuf. On vient pour un bateau qui connaît son travail.

L’ambiance à bord

Le Caribbean Explorer II fonctionne mieux quand on accepte son côté collectif. Avec dix-huit passagers au maximum, les visages deviennent vite familiers et les habitudes de chacun apparaissent dès les premiers jours. L’équipage anglophone est présent sur le pont, dans l’eau et autour des repas ; il ne se contente pas de servir, il suit les plongeurs et cherche à adapter les sorties à leurs goûts. C’est là que le bateau compense le plus clairement son âge. Les voyageurs évaluent l’équipage bien au-dessus du navire lui-même, et la forte proportion de passagers qui reviennent confirme cette impression. Le soir, les plongées de nuit se terminent autour d’un chocolat chaud, d’un verre ou d’une discussion sur ce qui a été vu. Les non-plongeurs et les plongeurs en PMT peuvent aussi embarquer, ce qui élargit le groupe sans changer la vocation du bateau.

Les sites qu’on plonge

La route nord relie Saint-Kitts à Saint-Martin en passant par Saba ; la route sud effectue le trajet inverse. La croisière dure huit jours et sept nuits, avec environ cinq jours et demi consacrés à la plongée. À Saba, le parc marin déroule des pinacles, des reliefs de type seamount, des tombants et des labyrinthes de corail autour des pentes volcaniques de l’île. La mise à l’eau depuis le bateau mène directement sur les récifs et les sites les plus spectaculaires. Saint-Kitts ajoute des épaves, des récifs en doigts et des vestiges historiques sur sa côte sud. Les plongées de nuit changent complètement ces reliefs : la macro-faune prend le devant de la scène et les recoins des récifs deviennent le centre de la plongée. Aucune profondeur de site n’est fournie ici ; il serait faux d’en ajouter.

Ce qu’on croise sous l’eau

Sur les récifs de Saba et de Saint-Kitts, les rencontres peuvent inclure des requins nourrices, des requins de récif, des tortues, des raies aigles et des hippocampes. Les poissons-grenouilles, les blennies voilières et les poissons-chauves-souris demandent davantage d’attention que de vitesse : il faut regarder dans le relief, surtout lorsque la plongée ralentit. Les plongées de nuit sont recherchées pour leur macro-faune, qui se montre davantage dans les anfractuosités et les labyrinthes de corail. Des dauphins et des requins-marteaux sont mentionnés comme rencontres occasionnelles, sans promesse de fréquence. Les épaves et les vestiges de Saint-Kitts ajoutent un décor différent des pinacles de Saba ; ce contraste est l’un des intérêts de la route.

Ceux qui vous mettent à l’eau

L’encadrement se fait en anglais, avec une équipe de guides habituée à une clientèle de niveaux différents. La route est annoncée comme accessible aux débutants comme aux plongeurs expérimentés, ce qui ne dispense pas d’écouter les briefings et de tenir compte des conditions propres aux reliefs de Saba et aux plongées sur épave. Les sorties sont organisées pour permettre jusqu’à cinq plongées quotidiennes, y compris une plongée de nuit. Des cours de plongée et une formation nitrox peuvent être suivis à bord. L’oxygène, les trousses de premiers secours et les moyens de communication du bateau font partie de l’équipement de sécurité. Le nombre de guides par palanquée, les qualifications individuelles et la présence d’un défibrillateur ne sont pas indiqués.

Le pont de plongée et le matériel

Le pont de plongée est conçu pour enchaîner les mises à l’eau. Chaque plongeur dispose d’un casier individuel, avec racks à blocs et postes de gonflage pour l’air et le nitrox. Le nitrox est produit par un système à membrane et disponible en supplément ; les adaptateurs DIN sont prévus. La plateforme permet une entrée directe dans l’eau, tandis que le pneumatique semi-rigide de seize pieds sert au transport et à la récupération des plongeurs lorsque le site l’exige. Une table photo avec arrivée d’air basse pression, une station de recharge et un rinçage séparé pour le matériel de plongée et les caméras évitent de mélanger les usages. Des douches extérieures permettent de se rincer au retour. Le matériel de location est disponible en option, mais les volumes de blocs et leur matériau ne sont pas indiqués.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, le choix se fait entre le sundeck et le salon climatisé. Le pont permet de s’allonger au soleil, de regarder les îles défiler ou de rester simplement assis avec le matériel encore humide. Le salon rassemble les repas, les tables, le coin détente et les supports de divertissement : télévision, CD, DVD et bibliothèque vidéo. Une table lumineuse et des équipements audiovisuels complètent l’ensemble pour ceux qui veulent trier ou regarder des images. Le bateau propose aussi une bibliothèque et un espace consacré aux appareils photo. Ces pauses ne sont pas longues sur cette route, mais elles comptent : avec deux plongées le matin, deux l’après-midi et parfois une de nuit, il faut un endroit où sécher, manger et laisser les jambes récupérer.

Une journée à bord

Le petit déjeuner ouvre la journée, puis viennent deux plongées du matin avec une collation entre les deux. Le déjeuner est servi avant les deux plongées de l’après-midi, elles aussi séparées par une pause gourmande. Le bateau navigue entre les secteurs de Saba et de Saint-Kitts lorsque la route l’impose, pendant que les plongeurs mangent, se reposent ou restent sur le pont. Après le dîner, la journée peut se prolonger par une plongée de nuit. Le retour se fait alors autour d’un chocolat chaud, sous les étoiles lorsque les conditions permettent de rester dehors. Le rythme peut atteindre cinq plongées dans la journée, mais il ne faut pas confondre densité et précipitation : les repas et les temps de récupération sont placés entre les sorties pour que le pont reste praticable et que chacun puisse repartir correctement équipé.

Ce qu’on mange à bord

La journée commence par le petit déjeuner servi entre sept et huit heures, avec une option froide pour les lève-tard. Le déjeuner arrive à douze heures trente, puis le dîner vers dix-huit heures trente, avec un dessert. Entre les plongées, des pâtisseries fraîches, des biscuits et d’autres collations évitent de repartir le ventre vide. La cuisine mélange recettes locales, classiques américains et plats imaginés par le chef. Ce mélange convient bien à une semaine où l’appétit revient vite : la table n’est pas un simple service entre deux sorties, elle permet de refaire les réserves avant la plongée suivante. Après la plongée de nuit, un chocolat chaud attend les plongeurs sur le pont. Les boissons non alcoolisées sont disponibles toute la journée ; bière, vin et alcools arrivent une fois la journée de plongée terminée.

Les nuits en mer

Les cabines sont des staterooms climatisées avec salle de bain privée et hublot. Elles ne donnent pas une sensation de suite : l’espace est celui d’un bateau de plongée ancien, pensé pour dormir, se doucher et repartir sur le pont. Le hublot rappelle que la mer est juste là, mais il ne transforme pas la cabine en poste d’observation. La vraie vie se passe dehors, entre deux plongées. Le salon supérieur, semi-fermé et climatisé, permet de redescendre en température avant de rejoindre la couchette. La nuit, le bruit de la ventilation et celui de la propulsion font partie du bord ; ce n’est pas une retraite silencieuse. C’est une cabine de croisière-plongée, propre à retrouver après une journée bien remplie.

Cabines

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

Les départs et retours se font selon la route choisie entre Saint-Kitts, Saba et Saint-Martin : l’itinéraire nord va de Saint-Kitts à Saint-Martin, l’itinéraire sud fait le trajet inverse. Des transferts aéroport sont proposés en option. Pour éviter de faire dépendre l’embarquement d’un vol retardé, mieux vaut arriver la veille dans l’île de départ.

Plan du bateau

Ce que le bateau fait pour l’océan

Le Caribbean Explorer II est certifié Green Fins comme éco-liveaboard. Cette certification correspond à un engagement à suivre le code de conduite Green Fins et à atteindre un niveau minimal de performance environnementale lors des évaluations annuelles.

Année de construction
1978
Année de rénovation
1999
Longueur
35,1 m
Largeur
6,1 m
Passagers maximum
18
Cabines
9
Salles de bain
9
Moteurs
2 × GM 12 V 71 de 450 ch chacun
Annexes (RIB)
semi-rigide de 4,9 m (moteur de 25 ch)
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