Océan Indien
Inde : deux rivages, deux saisons
Entre les épaves de Grande Island et les récifs de Havelock, l’Inde relie Goa, Port Blair et une cuisine où vindaloo et fish curry rice racontent deux rivages.
Ce qui rend ce pays unique
- Goa d’octobre à mai, Havelock de janvier à avril
- Épave de Suzy’s Wreck à Grande Island
- The Wall et Pilot Reef autour de Havelock
- Barracudas, carangues géantes et mérous à Havelock
- Velha Goa et ses églises baroques portugaises
- Fish curry rice, vindaloo et bebinca à Goa
- Port Blair, passage obligé vers les Andaman
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Ce pays pour un plongeur
Pour un plongeur, l’Inde oppose une façade continentale et une île éloignée. Goa concentre ses sorties autour de Grande Island, au large de Vasco da Gama, avec récifs rocheux et épaves. Havelock, dans les Andaman, impose Port Blair puis le ferry et donne une tout autre dimension au voyage. Les deux zones privilégient les sorties en bateau, accueillent tous les niveaux et demandent de composer avec un courant variable. La santé des récifs est mixte et la pression touristique reste modérée, mais l’expérience dépend surtout du choix de la saison et de la marge laissée aux transferts.
Comment le pays se découpe
Goa est la porte d’entrée la plus simple pour associer plongée et découverte du continent. Les sites se concentrent au large de Vasco da Gama et de Mormugao, autour de Grande Island. Suzy’s Wreck donne un repère aux amateurs d’épaves, tandis que les reliefs de Grande Island s’intègrent à des journées en bateau depuis la côte. Cette formule convient aux plongeurs qui souhaitent garder une grande souplesse terrestre, entre Panaji, les marchés et Velha Goa. Havelock appartient à un autre ensemble : les Andaman, en baie du Bengale, accessibles par Port Blair puis par ferry. L’île s’adresse davantage à ceux qui recherchent une étape insulaire dédiée à la plongée, avec des sites comme The Wall, Pilot Reef ou Johnny’s Gorge. Havelock ne se juxtapose pas naturellement à Goa comme une excursion voisine : elle constitue un second chapitre de voyage, avec une logistique et une atmosphère propres.
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Quand partir, et où selon le mois
De janvier à avril, Goa et Havelock sont dans leur saison : c’est la période où les deux rivages peuvent être envisagés dans un même itinéraire. En mai, Goa reste ouverte alors que la fenêtre de Havelock est terminée. De juin à septembre, aucune des deux zones n’apparaît dans le calendrier de plongée. Goa retrouve sa saison d’octobre à décembre, tandis que Havelock attend janvier. Cette alternance tient à la position très différente des deux secteurs : Goa regarde la côte de Konkan, tandis que Havelock se trouve dans l’archipel des Andaman, en baie du Bengale. La mousson ne pèse donc pas de la même manière sur leurs fenêtres de navigation. Pour un séjour centré sur Havelock, plusieurs journées consécutives offrent une marge face aux annulations de bateaux. Pour Goa, la période d’octobre à mai laisse davantage de latitude et facilite l’ajout de visites terrestres. Le choix du mois détermine ainsi autant le rivage accessible que la possibilité de combiner les deux.
La faune, d’une côte à l’autre
La faune mise en avant à Havelock compose un paysage récifal très fourni : balistes, barracudas, fusiliers, carangues et mérous structurent les rencontres, avec notamment la carangue géante et la carangue à gros yeux. Les coraux durs et mous, les gorgones et les anémones donnent aussi leur relief aux récifs. Le calmar, l’hippocampe, la murène, le homard et l’idole des Maures ajoutent des observations plus ponctuelles. Le dauphin figure également parmi les animaux associés à Havelock. Cette concentration d’espèces nommées du côté des Andaman peut orienter le voyage vers Havelock pour les plongeurs qui privilégient la vie récifale, tandis que Goa s’inscrit d’abord dans un itinéraire côtier autour de Grande Island.
Circuler entre les zones
Goa et Havelock sont séparées par 2 111 kilomètres : ce n’est pas un transfert côtier, mais un changement complet de façade. Havelock n’a pas d’accès aérien direct depuis Goa. Il faut rejoindre Port Blair par avion, puis prendre un ferry d’environ 90 minutes vers l’île, selon la compagnie et l’horaire. Le retour impose la même chaîne de correspondances. Associer les deux zones en deux semaines reste possible, mais réclame au moins deux journées complètes de transferts, avec une marge à Port Blair et sur la traversée. Ce choix réduit mécaniquement les journées disponibles dans l’eau. Pour conserver un rythme de plongée confortable, Goa se prête mieux à un séjour autonome, tandis que Havelock mérite d’être traitée comme une étape insulaire à part entière. Ajouter en plus un long circuit ferroviaire dans le nord ou le Rajasthan transforme rapidement le voyage en itinéraire de transport.
Enlevez votre masque
Goa porte une empreinte portugaise immédiatement lisible à Velha Goa, dans la Basilica of Bom Jesus et la Sé Cathedral, puis à Panaji, où Fontainhas aligne ses maisons colorées au bord de la Mandovi. Le Mapusa Friday Market montre une vie goanaise plus quotidienne, entre poissons séchés, épices, poterie et textiles. Anjuna et Arpora ajoutent une dimension plus tournée vers les voyageurs, avec leurs marchés saisonniers. À table, le fish curry rice associe poisson, noix de coco et tamarin. Le pork vindaloo, le chicken xacuti, le cafreal, le sorpotel et le prawn balchao racontent l’histoire culinaire de Goa ; la bebinca termine souvent le repas. Le feni de noix de cajou, la bière Kingfisher et le thé masala accompagnent les tables locales. Dans les restaurants de Panaji, Margao et Mapusa, les tavernes servent ces spécialités, tandis que les beach shacks proposent poissons et fruits de mer. À Port Blair et Havelock, les thalis de poisson suivent plutôt des influences bengalie et tamoule.
Ce qui vaut partout dans ce pays
Dans les deux itinéraires, la plongée se déroule principalement en bateau : quelques jours consécutifs laissent une marge lorsque la mer ou les sorties changent. Cette précaution compte particulièrement pour Havelock, où le ferry depuis Port Blair ajoute un maillon à la chaîne insulaire. Le Nitrox, lorsqu’il est disponible, prend son sens sur des journées de plongées répétitives. Les briefings méritent aussi une attention particulière quand le courant devient variable, notamment pour les sorties pouvant relever de la plongée dans le courant. Une bonne maîtrise de la flottabilité protège les coraux durs, les coraux mous et les gorgones rencontrés autour des sites. Enfin, la saison des pluies et la mousson imposent de conserver de la souplesse dans le calendrier plutôt que de rigidifier les journées de bateau ou le palier de sécurité.










