Croisières · Indonésie
Emperor Raja Laut, le phinisi intime de Raja Ampat
Ce qui rend ce bateau unique
- Phinisi indonésien traditionnel de six cabines, limité à douze plongeurs.
- Nitrox gratuit et taxes de parc, de port et de carburant incluses.
- Deux annexes accompagnent les plongeurs sur les récifs de Raja Ampat.
- La route Best of Raja Ampat part de Sorong, y revient et dure dix jours et neuf nuits.
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L’invitation
L’Emperor Raja Laut est fait pour ceux qui veulent plonger Raja Ampat depuis un vrai phinisi, pas depuis un hôtel flottant agrandi. Le bateau reste à taille humaine, avec six cabines et une capacité limitée à douze passagers : le groupe se connaît vite, et l’équipage peut suivre les détails qui comptent après une mise à l’eau ou une longue dérivante. Le programme va chercher les récifs les plus denses de la zone, des stations de nettoyage aux grands bancs de poissons, avec une place particulière pour la plongée de nuit. Le nitrox gratuit, les frais de parc, de port et de carburant déjà inclus enlèvent aussi une partie des mauvaises surprises d’une croisière indonésienne. On monte à bord pour Raja Ampat d’abord, mais aussi pour la manière simple et familiale de le vivre : les repas dehors, les plongées rapprochées et un bateau qui ne cherche pas à jouer au paquebot.
Monter à bord
On monte sur un phinisi indonésien traditionnel, une coque pensée pour les longues traversées entre les îles plutôt que pour l’apparat. Le bois donne au bateau une présence différente d’un liveaboard moderne : les espaces sont plus proches, les déplacements plus directs, et le pont devient rapidement le lieu où l’on se retrouve entre deux plongées. Avec une capacité limitée à douze passagers, il n’y a pas de foule à contourner ni de salon où disparaître pendant plusieurs jours. Le moteur Yanmar reste une présence réelle en navigation ; ceux qui dorment léger le percevront davantage qu’à bord d’un navire plus grand. En échange, la petite taille rapproche tout : le pont, les annexes, la table et les personnes qui font tourner la journée. Le bateau a été rénové, mais il conserve le caractère d’un voilier traditionnel indonésien.
L’ambiance à bord
Le Raja Laut crée rapidement un petit groupe : avec douze passagers au maximum, les mêmes visages reviennent à la table, sur le pont et dans l’annexe. L’équipage est très présent dans les moments pratiques, notamment pour aider à s’équiper et faire en sorte que les mises à l’eau se déroulent sans perte de temps. Cette aide n’a rien d’un service de palace ; elle ressemble plutôt à ce qu’on attend d’un bateau de plongée bien tenu, avec des gestes répétés et une attention réelle à ce qui bloque. Les repas pris ensemble donnent au bord une tonalité familiale, renforcée par la cuisine et par les longues discussions d’après-plongée. Le directeur de croisière Tony est décrit comme particulièrement drôle, détail qui donne une couleur précise aux soirées. La plongée et la nourriture obtiennent toutes deux une note de neuf virgule sept sur dix, devant le bateau lui-même.
Les sites qu’on plonge
La route Best of Raja Ampat se fait de Sorong à Sorong sur dix jours et neuf nuits. À Manta Sandy, les raies manta de récif et parfois les mantas océaniques se concentrent autour des stations de nettoyage. Mike’s Point déroule un plateau corallien jusqu’à -40 m, avec bancs de poissons, raies aigles, napoléons et nudibranches. Cape Kri mise sur une biodiversité exceptionnelle : grands bancs d’empereurs et de fusiliers, napoléons, requins de récif à pointes blanches et mérou géant. Melissa’s Garden, jusqu’à -35 m, est un jardin de coraux mous et de coraux corne de cerf. Blue Magic associe bancs, carangues géantes, thons et requins wobbegong autour des stations de nettoyage. Sardines est un pinacle où carangues, perroquets à bosse et requins de récif composent une scène en mouvement. Sorido Wall ajoute un tombant nourri par le courant. Friwenbonda se distingue par ses coraux mous et ses hippocampes pygmées. South Kri mêle dérive, macro et grands bancs. Ransiwor descend en pente douce jusqu’à -30 m, avec tortues et fusiliers. Cape Mansuar, Cross Over, Yenbuba Jetty, jusqu’à -30 m, et Sawandarek complètent une route faite de murs, de pentes, de jetées, de bancs et de récifs préservés. Le bateau effectue aussi des croisières de huit jours et sept nuits dans le parc national de Komodo, ainsi qu’une traversée de treize jours et douze nuits entre Maumere et Ambon.
Ce qu’on croise sous l’eau
Sur cette route, les bancs de fusiliers, les carangues et les barracudas reviennent souvent dans le paysage, avec les requins de récif, les napoléons, les tortues, les gaterins, les perroquets à bosse et les nudibranches. Les coraux mous donnent au récif sa couleur et les hippocampes pygmées récompensent les plongeurs qui prennent le temps de chercher. Certaines rencontres ont une adresse précise. Cape Kri concentre le mérou géant et le requin de récif à pointes blanches. Blue Magic est le site à viser pour le requin océanique et le thon, en plus des wobbegongs et des mantas océaniques. À Yenbuba Jetty, anthias et demoiselles animent le récif sous la jetée. South Kri réserve la carangue à gros yeux, le crabe et la crevette dans une plongée où la macro-faune se mêle aux bancs. Ransiwor peut offrir la pieuvre et le poisson-clown, tandis que Sorido Wall est le site relevé pour le poisson-chirurgien. Les stations de nettoyage expliquent la présence des mantas et des grands animaux ; le courant rassemble souvent le reste du spectacle.
Ceux qui vous mettent à l’eau
L’équipage parle anglais et accompagne les plongeurs depuis la préparation du matériel jusqu’au retour à bord. Les informations disponibles ne donnent ni le nombre exact de guides, ni un ratio fixe par palanquée : l’organisation se décide donc selon le groupe, le site et les conditions du jour. Les briefings précèdent les mises à l’eau et les annexes permettent de répartir les plongeurs sans charger le pont principal. La plongée de nuit fait partie des expériences mises en avant sur ce bateau ; elle demande l’équipement adapté et une bonne maîtrise de ses instruments. L’oxygène, les kits de premiers secours, la radio VHF/DSC/SSB, le radar, le GPS et les moyens de signalisation complètent le dispositif de sécurité. L’équipage est formé aux premiers secours. Des formations de plongée peuvent être proposées par Emperor, mais aucune formation précise n’est annoncée comme se déroulant à bord du Raja Laut.
Le pont de plongée et le matériel
Le pont de plongée s’organise autour de deux annexes qui emmènent les palanquées au-dessus des récifs et viennent les récupérer à la sortie. L’équipement peut être loué à bord, et des adaptateurs DIN sont disponibles. Les blocs de quinze litres font partie des options de matériel, mais leur matière et le volume standard ne sont pas indiqués. Le nitrox est gratuit et disponible à bord ; le brevet nitrox reste une prestation distincte. Le bateau fournit des serviettes de pont, dispose de douches d’eau chaude et prévoit l’oxygène ainsi que les premiers secours. Les stations de recharge sont utiles après une journée humide, mais aucun espace photo dédié ni équipement précis pour parachute, ordinateur ou caméra n’est détaillé. Le point fort est donc l’organisation simple autour des annexes et l’accès direct à l’eau, plus que l’accumulation d’aménagements spécialisés.
Entre deux plongées
Entre deux plongées, le pont et la terrasse offrent les places les plus naturelles pour s’allonger, sécher une combinaison ou regarder le bateau changer de mouillage. Le salon intérieur climatisé sert de refuge quand la chaleur devient trop lourde, avec une bibliothèque et des contenus audio et vidéo pour les temps morts. La navigation se vit sans programme plaqué : un café, une douche, quelques pages, puis le retour sur le pont quand une île ou un récif se rapproche. Les repas dehors prolongent cette vie à l’air libre. Un après-midi sans plongée peut se passer entre la terrasse, le bar et les espaces de repos, sans que le bateau cherche à remplir chaque minute. Les stations de recharge et le Wi-Fi permettent de garder le contact, mais Raja Ampat reste plus intéressant quand le téléphone finit par rester posé.
Une journée à bord
La journée commence par la préparation du matériel et un briefing avant la première mise à l’eau, puis le bateau alterne plongées, repas, collations et navigation vers le site suivant. Entre deux descentes, il faut rincer son matériel, boire, manger et laisser le corps récupérer : sur une croisière de récifs, ce temps compte autant que la plongée elle-même. Les annexes déposent les palanquées près des points de mise à l’eau et reviennent chercher les plongeurs à leur sortie, ce qui évite de faire coïncider chaque retour avec le déplacement du bateau principal. La journée peut se poursuivre par d’autres plongées lorsque l’itinéraire et les conditions le permettent. La nuit venue, une plongée de nuit peut remplacer le silence du mouillage par les faisceaux des lampes sur les coraux, les crustacés et les petites espèces. Le dîner dehors vient ensuite, autour de la même table, avant une nouvelle journée sur le récif.
Ce qu’on mange à bord
La cuisine alterne buffet, plats occidentaux et recettes locales, avec une formule en pension complète. Les collations restent disponibles toute la journée, ce qui compte davantage qu’un menu sophistiqué quand les plongées se succèdent et que l’appétit revient avant l’heure du repas. Le dîner peut se prendre en plein air, autour d’une table commune sur le pont. C’est là que la cuisine devient une partie de la croisière : on débriefe une raie, un courant ou une petite bête repérée sur le récif sans quitter la vie du bateau. Le thé et le café sont inclus, comme l’eau potable, et le vin accompagne le dîner. Les bières sont disponibles ; les autres boissons se prennent selon ce qui est proposé à bord. La nourriture est l’un des points les mieux notés par les voyageurs.
Les nuits en mer
Les six cabines se trouvent sur le pont inférieur, avec un hublot, la climatisation et une salle de bain privée. Elles existent en configuration twin ou double. Ce sont des nuits de bateau plus que des nuits d’hôtel : le hublot donne peu de distance avec la mer, et les bruits de coque, de moteur ou de circulation restent liés à la vie du navire. Le choix du pont inférieur favorise une certaine fraîcheur et une cabine à l’écart des espaces de repas, mais il ne faut pas attendre une grande suite ni une vue panoramique. Après une journée de plongée, le vrai luxe est ailleurs : une douche chaude, une serviette propre, la climatisation et la possibilité de rejoindre rapidement le pont pour regarder la nuit tomber. Les cabines sont non-fumeurs et le ménage est quotidien.
Cabines twin
Cabines doubles
Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer
La croisière Best of Raja Ampat part de Sorong et y revient. Les transferts depuis l’aéroport et depuis l’hôtel sont inclus. Comme les liaisons vers Sorong peuvent demander une organisation serrée, arriver la veille laisse une marge utile avant l’embarquement.
Plan du bateau
- Année de construction
- 2005
- Année de rénovation
- 2017
- Longueur
- 31 m
- Largeur
- 7,2 m
- Passagers maximum
- 12
- Cabines
- 6
- Salles de bain
- 6
- Moteurs
- 300 ch Yanmar
- Annexes (RIB)
- 2
- Site internet
- emperordivers.com ↗
Bonjour, je suis Marina, l’assistante IA de DivingDeal.com. Je vous réponds en détail sur les hôtels, clubs et croisières.

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