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Croisières · Indonésie

La Galigo, le phinisi indonésien tourné vers les grands récifs

Ce qui rend ce bateau unique

  • Phinisi construit par des artisans de Bira en bois d’ulin et de teck, avec une vraie identité maritime Bugis.
  • Croisières Raja Ampat au départ et au retour de Sorong, dont Ultimate Raja Ampat en douze jours et Raja Ampat South – Misool en neuf jours.
  • Deux annexes dédiées à la plongée permettent de rejoindre les sites et de récupérer les plongeurs séparément du bateau principal.
  • La plongée, l’équipage et surtout la cuisine sont les points qui ressortent le plus nettement à bord.

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L’invitation

La Galigo est un choix pour ceux qui viennent à Raja Ampat chercher autre chose qu’un simple bateau-hôtel. On y embarque sur un phinisi de tradition Bugis, construit en bois par des artisans de Sulawesi, puis on part vers les tombants, les pinacles et les stations de nettoyage qui font la réputation de l’archipel. Le bateau accueille un petit groupe, avec une équipe de plongée suffisamment présente pour que les gestes du bord deviennent vite familiers. Le vrai intérêt est sous l’eau : Manta Sandy, Cape Kri, Blue Magic, les jardins de Misool et leurs courants qui amènent le gros. La Galigo convient particulièrement au plongeur qui veut consacrer ses journées aux récifs et retrouver, entre deux immersions, une table sérieuse et un bateau vivant plutôt qu’un décor impersonnel.

Monter à bord

Depuis le quai, La Galigo se reconnaît à sa silhouette de phinisi et à son bois sombre, dans la continuité des bateaux Bugis qui sillonnent l’Indonésie depuis des générations. Ce n’est pas un navire sorti hier d’un chantier : la coque a déjà vécu, et cela se sent davantage dans la finition que dans l’organisation du bord. En échange, le bateau possède une vraie personnalité et un agencement pensé pour une croisière de plongée. Les espaces communs sont répartis entre un salon intérieur climatisé, une terrasse et un pont d’observation. Le déplacement entre les cabines, le carré et la plateforme de plongée reste simple. Les moteurs donnent une présence sonore réelle pendant les navigations, surtout dans les espaces situés vers l’arrière. La Galigo n’essaie pas de masquer ce qu’elle est : un bateau traditionnel adapté au voyage sous-marin.

L’ambiance à bord

La Galigo fonctionne avec un équipage nombreux pour un groupe qui reste limité. Les guides, les marins, la cuisine et l’entretien se croisent toute la journée autour des plongeurs : aide au matériel, retour des annexes, serviette et boisson chaude après la mise à l’eau, puis remise en ordre avant la suivante. Les langues de travail sont l’anglais et l’indonésien. L’équipage est le vrai amortisseur du bateau : il compense une coque qui n’a pas la fraîcheur d’un navire neuf par une présence attentive et concrète. C’est aussi ce qui explique l’écart entre l’impression laissée par le bateau et celle laissée par les gens qui le font tourner. Le soir, le groupe se retrouve autour du repas, des photos et des échanges sur les rencontres du jour. La Galigo donne une impression de croisière habitée, pas de résidence flottante.

Les sites qu’on plonge

La route Raja Ampat met enchaîne les profils plutôt qu’un seul type de plongée. À Manta Sandy, la station de nettoyage attire les raies manta de récif et parfois les mantas océaniques ; il faut rester derrière la ligne installée sur le fond et laisser les animaux venir. Mike’s Point descend jusqu’à quarante mètres, sur un plateau couvert de coraux mous, avec bancs de poissons, raies aigles, napoléons et nudibranches. Melissa’s Garden atteint trente-cinq mètres et justifie le détour par ses jardins de corail particulièrement denses. Blue Magic mêle bancs, wobbegongs, carangues géantes, thons à dents de chien et raies manta océaniques. Cape Kri va jusqu’à quarante mètres : le courant y rassemble fusiliers, barracudas, requins de récif et gros prédateurs. Dans le sud, Ransiwor descend à trente mètres, tandis que Yenbuba Jetty offre un récif plus doux jusqu’à trente mètres, propice au macro. Sawandarek complète la route par une plongée réputée sans courant. Les départs relevés comprennent Ultimate Raja Ampat, de Sorong à Sorong en douze jours et onze nuits, ainsi que Raja Ampat South – Misool, également de Sorong à Sorong en neuf jours et huit nuits.

Ce qu’on croise sous l’eau

Sur cette route, les bancs de fusiliers, les carangues et les barracudas reviennent souvent dans le paysage, avec les requins de récif, les napoléons, les tortues, les gaterins, les poissons-perroquets à bosse, les coraux mous et les nudibranches. Les hippocampes pygmées demandent une vraie recherche dans le corail, mais ils font partie des rencontres possibles sur plusieurs sites. Le courant explique une grande partie du spectacle : à Cape Kri, il nourrit les bancs et peut amener le mérou géant ainsi que le requin de récif à pointes blanches. Blue Magic est le site précis pour espérer un requin océanique ou un thon. À South Kri, la carangue à gros yeux, les crabes et les crevettes ajoutent une dimension plus petite au passage des bancs. Ransiwor peut réserver une pieuvre ou un poisson-clown, tandis que Sorido Wall est le site où chercher le poisson-chirurgien dans le tombant. À Yenbuba Jetty, les anthias et les demoiselles occupent le récif, souvent au milieu des coraux et des poissons de banc.

Ceux qui vous mettent à l’eau

L’équipe de plongée rassemble un responsable plongée, un instructeur et des guides, avec un fonctionnement en anglais et en indonésien. Les briefings peuvent donc couvrir aussi bien la trajectoire dans un courant que la recherche d’un hippocampe pygmée sur un tombant. La composition exacte des palanquées et leur ratio ne sont pas indiqués : l’organisation dépendra du site, du niveau du groupe et des conditions. Raja Ampat demande de savoir gérer sa flottabilité, son parachute et une dérivante ; des sites comme Cape Kri, Blue Magic ou les récifs de Misool peuvent imposer un courant modéré à fort et l’usage d’un crochet de récif. D’autres, comme Manta Sandy ou Sawandarek, sont plus accessibles lorsque les conditions s’y prêtent. Les guides encadrent la mise à l’eau depuis les annexes et la récupération, avec oxygène et premiers secours disponibles à bord. Les brevets de plongée et de nitrox peuvent être passés à bord en option.

Le pont de plongée et le matériel

Le pont de plongée est ombragé et organisé autour d’une plateforme de mise à l’eau, de bacs de rinçage et d’un espace séparé pour les caméras. Les adaptateurs DIN sont disponibles. Le nitrox est proposé, tandis que le matériel de location peut être demandé en option ; aucun volume de bloc ni type d’acier ou d’aluminium n’est indiqué ici, pas plus que la marque du compresseur. Deux annexes de six mètres, chacune équipée d’un moteur hors-bord de quarante chevaux, prennent les plongeurs en charge sur les sites. Elles sont prévues pour huit plongeurs et servent autant à la mise à l’eau qu’à la récupération après la dérivante. Au retour, une douche chaude et des serviettes de pont évitent de rester couvert de sel. Oxygène, trousses de premiers secours et moyens de communication font partie de l’équipement de sécurité du bord.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, La Galigo offre plusieurs façons de ne pas rester coincé dans une cabine. Le salon climatisé permet de récupérer au frais, tandis que la terrasse et le pont d’observation donnent de l’air et une vue dégagée pendant les traversées. Les plongeurs équipés photo disposent d’un espace caméra et d’un rinçage séparé, ce qui évite de transformer la table commune en atelier de séchage. Une bibliothèque, un espace audio et vidéo, un bar et une zone de détente complètent les temps morts sans les remplir à tout prix. Les douches chaudes et les douches extérieures sont utiles après le retour de l’annexe, quand le sel et le courant ont déjà fait leur travail. Les après-midis de navigation se passent donc entre sieste, tri d’images, observation du paysage et discussions de pont.

Une journée à bord

Une journée commence par la préparation de la première plongée, le briefing, puis la mise à l’eau depuis l’une des annexes. Après le retour, le matériel est rincé, les plongeurs passent sous la douche et le repas arrive avant que le bateau ne rejoigne le site suivant ou ne reprenne sa route. Les plongées suivantes s’intercalent avec les collations, les siestes, le tri des photos et les temps passés sur la terrasse. Le rythme dépend du secteur : les récifs à courant demandent de rester attentif au briefing et à la consommation, tandis qu’un site plus calme laisse davantage de temps pour fouiller le sable et les petites anfractuosités. Une plongée de nuit peut être proposée lorsque l’itinéraire et les conditions s’y prêtent ; Pulau Kambing, sur les itinéraires de Komodo, est particulièrement orienté macro nocturne. Au fil de la journée, les repas deviennent les repères entre deux immersions, puis le bateau se calme autour des images et des récits de plongée.

Ce qu’on mange à bord

La cuisine est l’un des points forts de La Galigo. Les repas sont servis en pension complète, sous forme de buffet, avec des plats locaux et une cuisine occidentale. La journée est soutenue par des collations disponibles entre les plongées, ce qui compte quand les immersions s’enchaînent et que l’appétit revient avant le repas suivant. Les régimes végétarien et vegan sont pris en compte, comme les autres contraintes alimentaires annoncées avant l’embarquement. Bières et vin sont disponibles, et un barbecue peut être organisé sur la plage. La table n’est pas un simple service annexe : sur une croisière de plongée, elle remet les plongeurs d’aplomb, donne un point de rendez-vous au groupe et évite que les heures entre deux mises à l’eau deviennent une suite de barres énergétiques.

Les nuits en mer

Les cabines se trouvent sur le pont inférieur, avec des hublots et, pour certaines, une vue sur la mer. Les catégories vont de la Deluxe Twin ou Double à la Master Cabin, en passant par la Suite et les Deluxe Double Cabins. Toutes disposent d’une salle de bain privée et de la climatisation. Les cabines arrière avec balcon accessible offrent un vrai petit espace pour sortir de la couchette et regarder l’eau défiler, mais elles restent des cabines de bateau : le volume est compté et chaque sac doit trouver sa place. La nuit, la climatisation et les bruits de navigation font partie du décor. Les cabines sont nettoyées chaque jour, les serviettes sont fournies, et les espaces sont non-fumeurs. Pour dormir au calme, le choix de la cabine compte davantage que sur un hôtel : la proximité de la mer et des machines se ressent à bord.

Cabines twin/doubles de luxe

Cabines master

Suite

Cabines doubles de luxe

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

Les croisières Raja Ampat relevées partent de Sorong et y reviennent, pour Ultimate Raja Ampat comme pour Raja Ampat South – Misool. Les transferts aéroport et hôtel sont inclus dans l’organisation du voyage. L’équipe peut aussi aider à organiser les vols intérieurs et les hôtels lorsque la réservation est faite directement. Arriver la veille reste le choix le plus sûr pour rejoindre le bateau sans transformer un retard d’avion en problème d’embarquement.

Plan du bateau

Année de construction
2012
Longueur
33 m
Largeur
8 m
Passagers maximum
14
Cabines
7
Salles de bain
8
Moteurs
Mitsubishi 8M22 450 ch V8
Vitesse de croisière
5-7 nœuds
Annexes (RIB)
2 × annexes de 6 m, chacune avec des moteurs hors-bord de 40 ch, pour 8 plongeurs
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