Croisières · Indonésie
Raja Ampat Explorer, le phinisi en bois fait pour plonger
Ce qui rend ce bateau unique
- Un schooner en bois qui emmène jusqu’à quatorze plongeurs sur les récifs de Raja Ampat.
- Deux annexes de plongée permettent de déposer et de récupérer les palanquées directement sur les sites.
- Les sept cabines climatisées disposent toutes d’une salle de bain privée.
- La table alterne buffet indonésien et cuisine européenne, avec collations toute la journée.
- Les croisières Raja Ampat et Misool partent et reviennent à Sorong sur onze jours et dix nuits.
Pour des sous-titres en français : lancez d’abord la vidéopuis cliquez sur la roueen haut à droite de la vidéo, sélectionnez « Sous-titres », puis « Traduction automatique » et choisissez « Français ».
L’invitation
Le Raja Ampat Explorer est un bateau de plongée avant d’être un lieu où dormir. Sa coque en bois et son allure de schooner donnent une présence plus chaleureuse qu’un navire construit autour d’un grand salon. Le choix se fait surtout pour ses deux annexes : elles partent avec les plongeurs, les déposent au plus près des récifs et viennent les récupérer là où la plongée se termine. Cela compte à Raja Ampat, où les courants et les tombants imposent parfois de sortir du site plutôt que de revenir au point de départ. À bord, l’espace reste pensé pour un groupe de plongeurs, avec une plateforme, une zone de travail photo et un rinçage séparé pour les caméras. Ce n’est pas le bateau à choisir pour collectionner les espaces mondains. C’est celui qui donne accès à une route dense en récifs, en bancs et en rencontres pélagiques, avec une logistique de mise à l’eau qui évite de perdre du temps entre deux plongées.
Monter à bord
Depuis le quai, le Raja Ampat Explorer présente la silhouette d’un schooner traditionnel en bois, avec une coque longue et un pont supérieur qui domine la plateforme de plongée. Le bois donne au bateau une chaleur absente des coques purement fonctionnelles, tandis que l’aménagement reste clairement tourné vers la vie de plongeur. On monte à bord pour trouver un salon intérieur climatisé, une terrasse et un espace où le groupe se croise vite entre deux mises à l’eau. Les déplacements ne passent pas par une succession de grands espaces : chacun rejoint naturellement le pont de plongée, le salon ou le pont supérieur. Les installations modernes sont là sans effacer le caractère du bateau. Le résultat est moins celui d’un hôtel flottant que d’une maison de plongée en bois, assez vaste pour quatorze passagers mais assez resserrée pour que les visages deviennent familiers dès les premiers jours.
L’ambiance à bord
Le Raja Ampat Explorer réunit un groupe suffisamment réduit pour que l’équipage ne reste pas anonyme. Les passagers se retrouvent autour des mêmes gestes : préparer un appareil, vérifier un bloc, attendre le retour de l’annexe, comparer une rencontre sur le récif. L’équipage parle anglais et indonésien, et les retours à bord soulignent une présence amicale et professionnelle. Ce qui ressort surtout, c’est une vie organisée autour de la plongée plutôt qu’autour d’un programme de divertissement. Le soir, le salon et la terrasse deviennent les lieux où l’on trie les photos, parle des courants et repère les espèces vues dans la journée. La nourriture tient aussi une place importante dans l’ambiance : la table est un vrai rendez-vous, pas seulement un ravitaillement posé entre deux immersions. Le bateau gagne ainsi par sa proximité et par le travail quotidien de l’équipage.
Les sites qu’on plonge
La route Raja Ampat – Fam – Central relie Sorong à Sorong sur onze jours et dix nuits. Elle rassemble les sites les plus variés du nord de Raja Ampat. Manta Sandy est une station de nettoyage où les raies manta de récif peuvent passer au-dessus des plongeurs, parfois accompagnées de tortues et de poissons de récif. Mike’s Point pose un plateau couvert de coraux mous : bancs de poissons, raies aigles, napoléons et nudibranches y occupent les reliefs jusqu’à -40 m. Cape Kri est le site de biodiversité de la route, avec grandes écoles d’empereurs et de fusiliers, napoléons et requins de récif ; le mérou géant et le requin de récif à pointes blanches y sont relevés ici seulement. Melissa’s Garden est un jardin de corail, riche en coraux mous et coraux corne de cerf, jusqu’à -35 m. Blue Magic combine bancs de poissons, requins wobbegong et station de nettoyage pour les raies manta océaniques ; c’est aussi le site précis du requin océanique et du thon. Sardines est un pinacle où carangues et poissons-perroquets à bosse se déplacent en masse, avec des requins de récif dans le décor. Sorido Wall suit un tombant nourri par les courants, entre fusiliers, barracudas, requins de récif et poissons-chirurgiens, relevés seulement ici. Friwenbonda déroule un mur de coraux mous particulièrement abondant, intéressant aussi pour les nudibranches, les vers plats et les hippocampes pygmées. South Kri se plonge en dérive, avec macro-vie et bancs pélagiques ; carangue à gros yeux, crabes et crevettes y sont spécifiques de cet itinéraire. Ransiwor offre une pente douce jusqu’à -30 m, des tortues, des bancs de fusiliers et des stations de nettoyage ; la pieuvre et le poisson-clown y sont relevés seulement. Cape Mansuar commence dans les bancs, revient vers la petite vie du récif et peut s’ouvrir aux raies mobula. Cross Over reçoit les courants du détroit de Dampier, qui attirent poissons-perroquets à bosse et requins de récif à pointe noire. Yenbuba Jetty descend doucement sous la jetée, entre coraux mous, hippocampes pygmées, poissons-tuyaux et bancs de poissons, avec anthias et demoiselles propres à ce site, jusqu’à -30 m. Sawandarek ferme la liste avec un récif de corail préservé et peu de courant, où peuvent se croiser tortues vertes géantes, barracudas, napoléons et nudibranches. Des départs existent aussi sur la route Misool – Fam – Central, également entre Sorong et Sorong sur onze jours et dix nuits.
Ce qu’on croise sous l’eau
Sur cette route, le spectacle vient d’abord des bancs : fusiliers, carangues, gaterins, poissons-perroquets à bosse et poissons de récif reviennent sur plusieurs sites. Les barracudas et les requins de récif sont relevés sur sept sites, tandis que les nudibranches offrent une autre échelle d’observation, souvent près du corail et des reliefs. Les napoléons et les tortues de mer apparaissent sur plusieurs récifs, avec des raies aigles sur certains plateaux. Les coraux mous et les hippocampes pygmées donnent aux plongées de Raja Ampat leur contraste entre grand spectacle et recherche patiente. Certaines rencontres justifient à elles seules un arrêt précis : le mérou géant et le requin de récif à pointes blanches à Cape Kri, le requin océanique et le thon à Blue Magic, le poisson-chirurgien à Sorido Wall, ou encore la pieuvre et le poisson-clown à Ransiwor. À South Kri, la dérive mêle macro-vie, carangue à gros yeux, crabe et crevette. À Yenbuba Jetty, les anthias et les demoiselles vivent dans le détail du récif sous la jetée.
Ceux qui vous mettent à l’eau
L’équipage parle anglais et indonésien. Les passagers doivent être plongeurs certifiés au minimum Open Water et justifier de cinquante plongées enregistrées ; cette exigence correspond au niveau demandé pour les croisières de plongée de l’opérateur. Les briefings et la composition précise des palanquées ne sont pas détaillés, pas plus que le nombre de guides ou le ratio d’encadrement. La sécurité repose notamment sur l’oxygène d’urgence, les trousses de premiers secours, les gilets et les canots de sauvetage. Le bateau dispose aussi d’une radio VHF avec DSC et SSB, d’un téléphone satellite, d’un GPS et d’un sonar. Aucun défibrillateur n’est indiqué. Le rôle attendu du plongeur est donc celui d’un autonome certifié, capable de suivre un briefing, de gérer son bloc et de remonter dans l’annexe au point convenu.
Le pont de plongée et le matériel
Le pont de plongée dispose d’une plateforme, d’un espace ombragé et de quatorze postes pour s’équiper. Vingt blocs sont disponibles à bord, avec des adaptateurs DIN ; le type de bloc et leur volume ne sont pas précisés. Le gonflage est assuré par un compresseur Coltri Sub. Deux annexes équipées chacune d’un moteur de quarante chevaux prennent les plongeurs en charge sur les sites, ce qui permet une dépose et une récupération séparées du bateau principal. Une douche chaude est disponible au retour. Les photographes disposent de stations de recharge, de postes de travail et d’un bac de rinçage séparé pour les caméras. La location de matériel est possible, sans détail sur les marques ni sur les pièces disponibles. Le nitrox, les parachutes et un gonflage à la membrane ne sont pas documentés ici : mieux vaut ne pas les considérer comme acquis.
Entre deux plongées
Entre deux plongées, le choix se fait entre la terrasse, le pont supérieur et le salon intérieur climatisé. L’espace plongée reste ombragé, ce qui permet de se remettre de l’immersion sans cuire dans son équipement. Ceux qui voyagent avec un appareil photo disposent de stations de recharge, de postes de travail et d’un rinçage séparé pour les caméras. C’est là que se passe une bonne partie du temps libre : batterie à vérifier, caisson à rincer, images à regarder avant la plongée suivante. La bibliothèque et le salon intérieur offrent une autre manière de laisser passer la navigation, surtout quand la chaleur ou le soleil deviennent trop présents. Le bateau prévoit aussi un espace extérieur couvert, utile pour s’allonger avec une serviette plutôt que de rester dans la cabine. Rien n’oblige à s’isoler.
Une journée à bord
La journée commence par la préparation du matériel et le briefing avant la première mise à l’eau. L’annexe dépose les plongeurs sur le récif, puis revient les chercher au point de sortie ; entre les immersions, les blocs sont replacés aux postes et les appareils passent par le rinçage. Les repas et les collations s’intercalent sans imposer un long passage à table, ce qui laisse du temps pour récupérer, dormir un peu ou revoir les photos. Quand le bateau navigue, le salon climatisé et la terrasse permettent de suivre la route sans rester dans la cabine. Le rythme exact des plongées dépend de l’itinéraire, des conditions et des sites retenus. Une plongée de nuit n’est pas annoncée comme systématique : il ne faut pas la compter dans le programme sans indication du bateau. Ce qui est certain, c’est que toute la journée est construite autour des mises à l’eau, du retour en annexe et du repos nécessaire avant la suivante.
Ce qu’on mange à bord
Les repas sont servis sous forme de buffet, avec une alternance de plats indonésiens et européens. La cuisine locale apporte le goût du pays au milieu de la croisière, tandis que les plats occidentaux offrent des repères simples après une plongée exigeante. La pension complète couvre les repas de la journée, et des collations restent disponibles entre les plongées. Les végétariens peuvent être servis. Un barbecue sur la plage vient changer le cadre quand l’itinéraire le permet. Sur une croisière où l’on remet plusieurs fois l’équipement, la table n’est pas un détail : elle doit être accessible, régulière et assez variée pour ne pas lasser. Ici, le buffet est l’un des points forts du bord. Il permet de manger selon sa faim et son heure de sortie de l’eau, sans transformer chaque repas en rendez-vous long.
Les nuits en mer
Les nuits se passent dans des cabines climatisées, avec salle de bain privée et fenêtre standard. Les catégories couvrent les cabines doubles et twin sur le pont inférieur comme sur le pont supérieur, ce qui permet de choisir entre un lit double ou deux lits séparés. L’espace est fonctionnel : on y range l’essentiel, on ferme la porte, puis on laisse la vie du bord se dérouler dehors. Après une journée de plongée, la climatisation et la douche d’eau chaude ont plus de valeur qu’un décor sophistiqué. Le bateau offre aussi des serviettes de cabine et des produits de toilette. Les cabines du pont supérieur donnent une relation plus directe avec l’extérieur ; celles du pont inférieur conviendront à ceux qui préfèrent dormir à l’écart de la circulation du pont. Le confort est propre et pratique, sans promettre autre chose.
Cabine double, pont inférieur
Cabine twin, pont inférieur
Cabine double, pont supérieur
Cabine twin, pont supérieur
Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer
Les croisières Raja Ampat et Misool partent de Sorong et y reviennent. Les transferts depuis l’aéroport et depuis l’hôtel sont inclus, ainsi que le retour vers ces points. L’organisation du transfert est communiquée aux passagers avant l’embarquement. Pour une arrivée internationale ou un vol intérieur, arriver la veille à Sorong laisse une marge utile avant de rejoindre le bateau.
- Année de construction
- 1994
- Année de rénovation
- 2006
- Longueur
- 33,5 m
- Largeur
- 7,5 m
- Passagers maximum
- 14
- Cabines
- 7
- Salles de bain
- 7
- Moteurs
- 300 ch
- Annexes (RIB)
- 2X : 40 ch
- Site internet
- grandkomodo.com ↗
Bonjour, je suis Marina, l’assistante IA de DivingDeal.com. Je vous réponds en détail sur les hôtels, clubs et croisières.

Envisager un voyage entier et les vols ? Parlez-en avec Edith →
Marina est une IA. Certains liens sont affiliés : commission possible pour DivingDeal, sans surcoût pour vous. La réservation se conclut avec le partenaire.





















