Croisières · Indonésie
Shenron, le petit phinisi pour plonger Komodo en comité réduit
Ce qui rend ce bateau unique
- Le Shenron accueille huit plongeurs dans quatre cabines privées avec salle de bain, et jusqu’à dix sur certains départs.
- Les croisières partent et reviennent à Labuan Bajo, pour des routes de trois à huit jours dans le parc national de Komodo.
- La plongée se fait à raison de trois plongées par jour sur la formule incluse, avec deux plongées le dernier jour.
- Le nitrox EAN32 est annoncé inclus pour les plongeurs certifiés sur les croisières concernées.
L’invitation
Le Shenron s’adresse à ceux qui veulent passer plusieurs jours dans le parc national de Komodo plutôt que rejoindre les sites depuis Labuan Bajo chaque matin. Son intérêt tient moins à la taille du bateau qu’à son format : huit plongeurs normalement, quatre cabines privées, deux guides à bord et un maximum de quatre plongeurs par guide. Cela laisse de la place pour adapter la route aux marées, à la saison et au niveau du groupe. Les itinéraires peuvent aller du centre au nord, ou descendre vers les secteurs plus éloignés du sud selon la période. On vient ici pour enchaîner les plongées sans trajet quotidien depuis la terre, dormir près des sites et garder une vraie petite équipe sous l’eau. Ce n’est pas le choix d’un grand bateau de croisière avec beaucoup de monde et un programme figé. C’est celui d’un séjour de plongée resserré, avec une cabine privée et une opération pensée autour des plongeurs.
Monter à bord
Le Shenron est un phinisi en bois, remis en état en 2024. Depuis le quai, son caractère tient à cette coque traditionnelle et à ses espaces ouverts, plus proches d’un bateau d’expédition que d’un hôtel flottant standardisé. À bord, la circulation reste simple : on passe du pont de plongée aux espaces communs, puis aux cabines, sans longs couloirs ni zones anonymes. Le salon intérieur donne un refuge quand le soleil tape ou que la mer se lève ; le salon ouvert et le pont supérieur servent davantage entre deux plongées. Sa capacité réduite change vite les rapports à bord : après un jour ou deux, les visages, les habitudes et les rôles deviennent familiers. Le bateau est conçu pour les petits groupes et les charters, pas pour remplir chaque recoin. La connexion satellite est disponible avec supplément, mais l’intérêt du Shenron est ailleurs : rester plusieurs jours au cœur de Komodo avec une logistique de plongée compacte.
L’ambiance à bord
Le Shenron forme rapidement un petit groupe. Avec huit passagers normalement, les mêmes personnes se retrouvent au briefing, sur le zodiac, à table et devant les photos du jour. L’équipage est décrit comme chaleureux et accueillant, mais son rôle se voit surtout dans les détails pratiques : préparer le pont, suivre les plongeurs pendant les sorties et garder la logistique fluide entre deux mises à l’eau. Les guides ne cherchent pas à transformer la croisière en animation permanente. Le soir, l’ambiance vient plutôt du débriefing, des images que l’on se montre et du calme qui tombe sur le bateau après la dernière plongée. Ce format convient à ceux qui aiment vivre avec un groupe restreint, sans foule sur le pont ni rotation incessante de passagers. Il convient moins à qui cherche une vie nocturne ou un bateau où l’on peut rester anonyme toute la semaine.
Les sites qu’on plonge
Les routes du Shenron couvrent le centre, le nord et, selon la saison, le sud de Komodo. Les formats courts de trois jours se concentrent sur les secteurs centraux et nord, avec des sites comme Sebayur Kecil, Siaba, Batu Bolong, Manta Point, Castle Rock ou Crystal Rock. Les croisières de quatre et cinq jours ajoutent davantage de temps autour de Padar et peuvent inclure Three Sisters, Pillarsteen, Pink Beach ou une rencontre avec les dragons à terre. Les routes méridionales, généralement proposées de novembre à mars, ouvrent l’accès à Nusa Kode, Cannibal Rock, Manta Alley et Yellow Wall. La durée totale varie de trois à huit jours selon le départ. La route n’est pas un catalogue figé : les guides et le capitaine la réajustent avec les marées, la météo, l’état de la mer, l’accès au parc et l’expérience des plongeurs. Le vrai avantage du liveaboard apparaît ici : dormir sur place permet de consacrer davantage de temps aux zones éloignées, au lieu de les atteindre depuis Labuan Bajo.
Ce qu’on croise sous l’eau
Les mantas sont l’une des grandes raisons de choisir Komodo. À Manta Point, aussi appelé Karang Makassar, elles peuvent être observées au-dessus d’un plateau peu profond où elles viennent se nourrir ou se faire nettoyer ; le courant transforme alors la plongée en dérivante. Mawan offre une autre possibilité de station de nettoyage. Dans le nord, les pinacles et les passages de courant attirent des requins de récif, des carangues et de grands bancs de poissons. Les tortues sont associées notamment à Siaba, tandis que les jardins coralliens et les zones sableuses peuvent révéler des nudibranches, des poissons-fantômes ou d’autres petits animaux si l’on prend le temps de chercher. Au sud, Cannibal Rock et Torpedo Alley sont recherchés pour la faune macro, et Manta Alley pour les rassemblements de mantas pendant la saison méridionale. Rien de tout cela ne se commande : le courant, la visibilité et la saison décident de ce que la plongée donnera réellement.
Ceux qui vous mettent à l’eau
Deux guides sont annoncés à bord, avec un encadrement limité à quatre plongeurs par guide, cinq au maximum selon l’organisation du départ. Cette proportion est importante à Komodo : elle permet de garder le groupe proche quand le courant se renforce et de suivre plus facilement les entrées et les sorties de l’annexe. L’anglais et l’indonésien sont parlés par l’équipage. Le niveau minimal annoncé est l’Open Water ou un équivalent, avec au moins 40 plongées demandées ; la certification Nitrox devient nécessaire pour utiliser ce mélange. Les briefings portent sur le site, le courant et le déroulement de la mise à l’eau, puis les guides organisent les palanquées selon l’expérience du groupe et les conditions. L’équipement de sécurité comprend l’oxygène d’urgence et le matériel de premiers secours. Les itinéraires du sud et les sites les plus exposés demandent naturellement davantage d’aisance que les secteurs abrités, même si le bateau accepte le niveau Open Water.
Le pont de plongée et le matériel
Le pont de plongée est organisé autour d’un équipement permanent et d’une annexe de six mètres équipée d’un moteur de 90 chevaux. Elle sert aux mises à l’eau sur les sites et vient récupérer les plongeurs à la sortie, ce qui évite de faire gérer les entrées et les retours directement depuis la coque principale. Les blocs de 12 litres et les plombs sont inclus ; des blocs de 15 litres peuvent être loués en supplément. Le bord utilise des compresseurs BAUER Poseidon et produit du nitrox avec une membrane à 32 %. Le nitrox EAN32 est annoncé inclus pour les plongeurs certifiés sur les croisières concernées. La location du matériel de plongée est en supplément. Un parachute de palier, un ordinateur et une station de gonflage sont prévus dans l’organisation de plongée ; une station sèche, des prises de charge et un bac séparé pour les appareils photo sont également disponibles. Un kit d’oxygène d’urgence est à bord.
Entre deux plongées
Entre deux plongées, le Shenron offre trois usages distincts plutôt qu’un grand espace unique. Le pont de plongée reste le lieu de travail : on y rince le matériel, on prépare la mise à l’eau et l’on parle du site suivant. Le salon ouvert sert à manger ou à rester dehors avec les paysages de Komodo autour du bateau. Le salon intérieur permet de lire, de s’allonger ou de récupérer à l’écart du soleil. Le pont supérieur et ses chaises longues prennent naturellement le relais après le repas, quand il reste assez d’énergie pour regarder les îles défiler. Les temps de navigation sont donc vécus sur le bateau, pas dans un transfert entre deux ports. Une station sèche et un espace réservé aux appareils photo donnent aussi aux photographes un endroit pour préparer ou charger leur matériel sans le mélanger aux combinaisons et aux masques.
Une journée à bord
Une journée commence par le briefing et la préparation du matériel, puis la première mise à l’eau intervient sur le site retenu pour la marée et le niveau du groupe. La remontée se fait avec l’annexe, avant un rinçage, un repas et un intervalle de surface. La journée s’organise autour de trois plongées sur le programme inclus ; le dernier jour en compte deux. Entre les immersions, le bateau peut changer de mouillage ou naviguer vers la zone suivante, tandis que chacun choisit entre le salon, le pont supérieur et la table. Les plongées du matin profitent souvent des meilleures conditions de lumière et d’activité, mais l’ordre dépend de la route. Certains itinéraires prévoient des plongées supplémentaires lorsque les conditions le permettent, notamment autour des sorties au lever ou à la tombée du jour. Le soir, le matériel est rangé, les images circulent et le bateau retrouve un calme relatif avant de recommencer.
Ce qu’on mange à bord
La cuisine mélange plats locaux et cuisine occidentale, servie en buffet. Les repas arrivent au bon moment dans une croisière où le corps réclame surtout quelque chose de chaud, salé et consistant après la mise à l’eau. Entre les repas, le bord prévoit des fruits, des en-cas, du café, du thé et des boissons fraîches ; l’eau en bouteille est incluse. Les régimes particuliers sont pris en compte, notamment les restrictions alimentaires, avec une organisation à prévoir avant le départ. La table se tient dans l’espace ouvert ou dans le salon intérieur, selon la chaleur et l’état de la mer. Sur plusieurs jours, elle devient le lieu où l’on compare les courants, les photos et les animaux vus sous l’eau. Les boissons alcoolisées et les spiritueux ne font pas partie de l’inclusion annoncée.
Les nuits en mer
Les nuits se passent dans l’une des deux catégories de cabines privées : Double Cabin ou Ocean View. Toutes disposent de la climatisation et d’une salle de bain attenante ; les cabines Ocean View ajoutent de grandes fenêtres tournées vers les îles. Après une journée de courant, de sel et de soleil, cette intimité compte davantage qu’un décor sophistiqué : on peut fermer la porte, faire sécher quelques affaires et retrouver son lit sans partager un dortoir. Les espaces communs restent proches pour ceux qui préfèrent parler encore un peu après le dîner. Le Shenron n’est pas présenté comme un bateau silencieux ou luxueux au sens hôtelier du terme. C’est un petit bateau de plongée en bois, avec les bruits de la vie à bord et les mouvements de la mer. Les deux couchettes de dortoir proposées sur certains départs offrent une solution plus simple aux voyageurs seuls, avec salle de bain partagée à l’arrière.
Cabine double
vue sur l’océan
Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer
Le Shenron part et revient à Labuan Bajo. Les passagers sont pris en charge depuis le Dragon Dive Komodo Resort avant de rejoindre le port pour l’embarquement ; les transferts liés à l’aéroport et les autres déplacements ne sont pas inclus. L’organisation exacte du rendez-vous dépend du départ réservé et est communiquée avant l’embarquement. Arriver la veille à Labuan Bajo reste le choix le plus sûr pour absorber un retard de vol et commencer la croisière sans courir jusqu’au quai.
- Année de construction
- 2017
- Année de rénovation
- 2024
- Longueur
- 27 m
- Largeur
- 6 m
- Passagers maximum
- 8
- Cabines
- 4
- Moteurs
- × 1
- Annexes (RIB)
- 6 m 90 ch
- Site internet
- dragondivekomodo.com ↗
Bonjour, je suis Marina, l’assistante IA de DivingDeal.com. Je vous réponds en détail sur les hôtels, clubs et croisières.

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