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Croisières · Thaïlande

Pawara, une base de plongée taillée pour les Similan

Ce qui rend ce bateau unique

  • Une croisière sur mesure autour des îles Similan, de Koh Bon et de Koh Tachai.
  • Les sites donnent une chance de croiser raies manta et requins-baleines, sans promesse de rencontre.
  • Le nitrox est gratuit pour les plongeurs qualifiés.
  • L’équipage parle notamment français, anglais et thaï, avec des guides de plongée et un cuisinier particulièrement bien considérés.

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L’invitation

La Pawara s’adresse au plongeur qui veut consacrer ses nuits aux Similan plutôt qu’à un simple séjour en mer. La route met en avant les granites des Similan, la station de nettoyage de Koh Bon et les eaux plus remuantes de Koh Tachai, avec la possibilité de chercher raies manta et requins-baleines. Le nitrox gratuit pour les plongeurs qualifiés compte sur une croisière où les immersions s’enchaînent. Le bateau est aussi proposé sur mesure : un point intéressant pour construire une sortie autour des sites de la mer d’Andaman plutôt que de suivre un programme hôtelier flottant. La Pawara ne vend pas seulement une couchette entre deux plongées. Elle met surtout à disposition une plateforme de plongée, des annexes et un équipage capable d’accompagner des plongeurs de plusieurs pays.

Monter à bord

La Pawara est une vraie coque de croisière, pensée d’abord pour transporter des plongeurs vers les archipels de la mer d’Andaman. En arrivant à bord, on trouve une organisation lisible : les cabines sont réparties sur les niveaux de vie du bateau, tandis que les espaces communs permettent de passer du salon intérieur à la terrasse sans perdre le contact avec la mer. Le volume reste celui d’un bateau de plongée, pas celui d’un grand navire où chacun disparaît dans un couloir. La rénovation lui donne une base fonctionnelle, avec climatisation dans les cabines et le salon, douches chaudes et espace dédié à la plongée. La Pawara est propulsée par une double motorisation ; le bruit et les vibrations feront donc partie de la vie à bord pendant les traversées. Ce choix apporte surtout la capacité de rejoindre les sites éloignés de la côte thaïlandaise.

L’ambiance à bord

La Pawara réunit un équipage local et international, avec des échanges possibles en anglais, thaï, français, japonais, espagnol et portugais. Cette diversité facilite les briefings et les demandes pratiques, mais elle donne surtout un équipage capable d’accueillir un groupe qui ne partage pas forcément la même langue. Les guides de plongée tiennent la journée sur le terrain : mise à l’eau, retour sur le bateau, rangement et préparation de la rotation suivante. Le reste de l’équipage s’occupe de faire tourner la maison pendant que les plongeurs récupèrent. Le soir, le salon, la terrasse et le bar deviennent naturellement les lieux où l’on reparle de la visibilité, d’un animal aperçu trop vite ou d’un courant qui a changé la plongée. La Pawara semble faite pour une vie collective directe, sans décorum inutile.

Les sites qu’on plonge

La route annoncée relie Similan, Koh Bon, Koh Tachai et Richelieu Rock depuis Thap Lamu Pier, avec retour au même embarcadère, sur cinq jours et quatre nuits. Les sites associés à cette zone offrent des plongées très différentes. Koh Bon est une station de nettoyage sur des murs coralliens, recherchée pour les raies manta et les pélagiques. Les Similan, jusqu’à -40 m, déroulent des blocs granitiques et des récifs où peuvent passer requins-baleines, requins de récif et thons. Koh Tachai, jusqu’à -40 m, doit son intérêt à ses courants et à une vie qui va du macro aux barracudas. Koh Tachai Pinnacle, jusqu’à -40 m, ajoute un récif submergé plus exigeant, entre roches et coraux. Boonsung Wreck, jusqu’à -18 m, est une ancienne drague d’étain noyée sous les bancs de poissons. King Cruiser Wreck, jusqu’à -35 m, est une épave moderne devenue récif artificiel. Surin Islands descend jusqu’à -25 m, tandis qu’Elephant Head Rock atteint -60 m dans un dédale de granit. Christmas Point, jusqu’à -40 m, mêle arches et blocs ; Anita’s Reef, jusqu’à -35 m, combine macrofaune, pinacles et petite épave. Shark Fin Reef atteint -40 m, Breakfast Bend -35 m, Deep Six -50 m et West of Eden -40 m, avec partout une place importante pour la topographie et le courant.

Ce qu’on croise sous l’eau

Cette route est faite pour les rencontres qui se construisent en regardant autant le large que les anfractuosités. Les requins de récif, notamment à pointes blanches, les barracudas, les thons, les carangues, les fusiliers, les murènes et les nudibranches sont relevés sur de nombreux sites. Les napoléons, tortues de mer, mérous, requins-baleines et raies manta reviennent aussi régulièrement dans les observations de l’itinéraire, sans que leur présence soit garantie à chaque plongée. Koh Bon est l’endroit où l’on vient espérer une raie manta sur une station de nettoyage ; les courants de Koh Tachai peuvent attirer une faune pélagique plus imposante. Pour des rencontres plus ciblées, Breakfast Bend est le site de l’anguille jardinière, de la demoiselle et du poisson-cocher. Boonsung Wreck abrite notamment poisson-pierre et poisson-porc-épic. King Cruiser Wreck est le site relevé pour l’anguille et le requin-bambou. Christmas Point est associé à l’anémone et à un requin relevé sur ce seul site, tandis que Deep Six offre la possibilité de chercher une blennie au milieu des blocs.

Ceux qui vous mettent à l’eau

Les guides de plongée sont l’un des points forts de la Pawara. Ils prennent en charge les briefings et l’organisation des palanquées autour des sites de la route, avec un équipage capable d’échanger en français, anglais, thaï, japonais, espagnol et portugais. Le niveau demandé n’est pas détaillé ici, pas plus que le nombre minimal de plongées, le ratio par palanquée ou les qualifications individuelles des guides. La sécurité repose sur une combinaison d’équipement et de procédures à bord : oxygène, trousses de premiers secours, radio VHF, GPS, sonar, gilets de sauvetage, canots de sauvetage, fusées de secours et alarme incendie. La salle des machines est surveillée par vidéosurveillance. Les formations de plongée ne sont pas décrites comme un service inclus à bord ; les brevets peuvent être proposés en option.

Le pont de plongée et le matériel

Le pont de plongée est organisé autour d’une plateforme, d’un espace ombragé et de bacs de rinçage. Des adaptateurs DIN sont disponibles, un détail à vérifier mentalement avant de brancher son détendeur si l’on voyage avec une configuration DIN. Le nitrox est gratuit pour les plongeurs qualifiés. Le matériel de location existe en option, sans détail fourni ici sur les marques ou les tailles disponibles : les plongeurs qui ont une configuration particulière devront donc prévoir leur propre équipement ou vérifier ce point avant le départ. Une douche chaude permet de se rincer au retour, et des serviettes de plage sont prévues. Des annexes amènent les plongeurs sur les sites et les récupèrent après la sortie. À bord, le matériel de sécurité comprend notamment de l’oxygène, des trousses de premiers secours et un équipage formé aux premiers secours.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, la Pawara offre plusieurs façons de disparaître de son équipement. Le pont de plongée est ombragé, et la terrasse permet de retrouver le soleil quand la peau et les affaires ont besoin de sécher. Le salon intérieur climatisé prend le relais aux heures chaudes ; on peut y écouter de la musique, regarder une vidéo ou ouvrir un livre de la bibliothèque. Les temps de navigation se vivent donc en alternant air marin et fraîcheur intérieure, sans devoir rester dans la cabine. Le bar et les collations donnent aussi un point de rendez-vous simple après la sortie de l’eau. Pour un après-midi sans immersion, l’intérêt du bateau tient moins à une animation organisée qu’à cette circulation entre le pont, le salon et la mer.

Une journée à bord

La journée suit le rythme d’une croisière conçue pour plonger : briefing, préparation de l’équipement, mise à l’eau depuis la plateforme ou l’annexe, retour, rinçage et récupération avant la rotation suivante. Les repas et les collations s’intercalent entre les immersions plutôt qu’ils ne les interrompent. Quand le bateau navigue vers un autre secteur, le pont ombragé, la terrasse ou le salon climatisé deviennent les lieux de repos ; la cabine reste surtout réservée au sommeil et à la récupération. La présence d’un pack de plongées indique une journée structurée autour de plusieurs sorties, mais aucun horaire détaillé ni programme de plongée de nuit n’est donné. Le bon réflexe est donc de penser en ordre des choses : se lever pour le briefing, plonger, manger, rincer le matériel, dormir un peu, puis recommencer lorsque le site suivant est prêt.

Ce qu’on mange à bord

La table est tenue par un cuisinier réputé à bord, avec une cuisine qui mélange préparations occidentales et spécialités locales. Les repas sont servis sous forme de buffet, avec des options végétariennes. Des collations restent disponibles au fil de la journée, ce qui compte davantage qu’un menu sophistiqué quand les plongées coupent l’appétit en morceaux. Thé, café et eau potable accompagnent la vie courante ; les bières sont disponibles à bord. Sur une croisière de plongée, la cuisine doit surtout arriver au bon moment, en quantité suffisante et sans alourdir la récupération. Ici, le buffet et les collations répondent à ce rythme : on mange après être remonté, on reprend quelque chose avant la prochaine mise à l’eau, puis on revient à table sans transformer chaque repas en longue interruption.

Les nuits en mer

Les nuits se passent dans des cabines climatisées, avec salle de bain privée et sans fenêtre. Les catégories vont de la Master Cabin à la Budget Cabin, en passant par les Deluxe et Standard. La cabine placée au milieu du bateau est généralement l’endroit le moins exposé au roulis, ce qui peut faire une vraie différence quand la mer se lève ou après plusieurs plongées. En revanche, l’absence de fenêtre retire la lumière du jour et le regard sur l’extérieur : la cabine sert surtout à dormir et récupérer. Le bateau offre aussi des serviettes de cabine, et le ménage est quotidien. Le plongeur qui aime se réveiller avec l’horizon devra sortir rapidement ; celui qui cherche une chambre fraîche, calme entre deux rotations et séparée de la chaleur du pont y trouvera l’essentiel.

Cabine master

Cabine de luxe

Cabine standard

Cabine économique

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

La croisière part et revient à Thap Lamu Pier. Les transferts depuis l’aéroport et depuis l’hôtel sont inclus, ce qui permet de rejoindre le bateau sans organiser séparément la liaison jusqu’à l’embarcadère. L’arrivée la veille reste le choix le plus prudent : elle laisse une marge en cas de retard et évite de commencer une croisière de plongée dans la course depuis l’aéroport.

Plan du bateau

Année de rénovation
2016
Longueur
35 m
Largeur
7 m
Passagers maximum
24
Cabines
13
Salles de bain
13
Moteurs
1 × 420 ch RE10 1 × 420 ch RF10 Nissan Marine
Vitesse de croisière
8-12 nœuds
Annexes (RIB)
4,2 × 1,9 m avec moteur hors-bord de 40 ch
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