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Croisières · Thaïlande

Manta Queen 3, le bateau des grands classiques d’Andaman

Ce qui rend ce bateau unique

  • Une croisière de six jours et cinq nuits avec dix-neuf plongées entre les Similan, Koh Bon, Koh Tachai, les îles Surin, Richelieu Rock et Boon Sung Wreck.
  • Le Manta Queen 3 accueille jusqu’à vingt-huit plongeurs dans des cabines climatisées, avec plusieurs configurations, de la cabine quadruple à la cabine double avec salle de bain privée.
  • Le nitrox, les adaptateurs DIN, les annexes pour plongeurs et un espace de plongée ombragé sont disponibles à bord.
  • Le bateau convient à ceux qui cherchent une organisation professionnelle sans perdre le contact simple avec l’équipage et les autres plongeurs.

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L’invitation

Le Manta Queen 3 est fait pour une semaine où la plongée passe avant le décor. La route concentre les sites qui justifient un départ en croisière depuis Khao Lak : les granits des Similan, les passages de pélagiques à Koh Bon et Koh Tachai, les jardins des îles Surin, Richelieu Rock et l’épave de Boon Sung. Le bateau n’est pas présenté comme un yacht silencieux ni comme une retraite à quelques privilégiés. Il embarque un groupe conséquent, avec plusieurs catégories de cabines et une vie collective assumée. En échange, le plongeur trouve une vraie plateforme de travail : blocs prêts, espace ombragé, annexes pour rejoindre les sites et dix-neuf mises à l’eau sur la croisière. Les voyageurs notent la plongée et la nourriture nettement au-dessus du bateau lui-même. C’est assez parlant : on choisit ici la qualité des sites, du repas et de l’encadrement, pas des mètres carrés sophistiqués.

Monter à bord

Depuis le quai, le Manta Queen 3 donne d’abord l’impression d’un bateau de plongée construit pour vivre dehors. Sa coque en bois et ses espaces ouverts racontent un navire qui travaille, avec du matériel, des serviettes qui sèchent et des plongeurs qui circulent entre le pont de plongée, le carré et la terrasse. Les moteurs Hino se font entendre pendant les traversées : ce n’est pas le genre de bateau où l’on oublie qu’on est en mer. Une fois les sacs posés, l’organisation devient lisible. Les cabines se trouvent sur le pont principal, le salon climatisé offre un refuge quand la chaleur monte, et les zones extérieures permettent de garder un œil sur l’eau. Avec un groupe de cette taille, on ne connaît pas forcément tout le monde dès l’embarquement. Mais la vie à bord est assez structurée pour que les visages et les habitudes deviennent vite familiers.

L’ambiance à bord

Le Manta Queen 3 rassemble assez de plongeurs pour créer une vraie vie de groupe, mais l’organisation reste celle d’un bateau de plongée, pas d’un hôtel animé. Les guides et l’équipage sont présents dans les gestes qui comptent : préparer les blocs, suivre les retours d’annexe, aider sur le pont et garder un œil sur ceux qui sortent de l’eau. Les langues parlées à bord — anglais, néerlandais, allemand, espagnol et italien — facilitent les échanges dans un groupe international. Le soir, les conversations tournent naturellement autour de la visibilité, d’un barracuda passé trop vite ou de la prochaine mise à l’eau. La note de l’équipage dépasse celle du bateau, tandis que la plongée et la nourriture obtiennent les meilleures appréciations. Cela décrit un navire qui a vieilli dans certains aspects, mais dont les personnes à bord compensent par une présence professionnelle et accessible.

Les sites qu’on plonge

La route annoncée part de Khao Lak et y revient après six jours et cinq nuits, avec les Similan, Koh Bon, Koh Tachai, les îles Surin, Richelieu Rock et Boon Sung Wreck, pour un total de dix-neuf plongées. Aux Similan, les formations granitiques et les récifs descendent jusqu’à quarante mètres, avec des requins de récif, des thons et, selon les rencontres, des raies manta ou des requins-baleines. Koh Bon est recherché pour ses murs coralliens et sa station de nettoyage, où les mantas et les pélagiques peuvent passer. Koh Tachai atteint quarante mètres : le courant y nourrit une vie dense, du petit animal aux grands poissons, et le site est le seul de cette route où la tortue imbriquée et le ver plat sont signalés. Les îles Surin offrent une plongée plus variée, des jardins peu profonds aux murs, avec un maximum de vingt-cinq mètres et la possibilité d’y chercher le poisson-perroquet à bosse. Boon Sung Wreck repose jusqu’à dix-huit mètres, couvert de bancs de poissons, de murènes et de poissons-pierres. Richelieu Rock complète le parcours avec son pinacle isolé, ses coraux mous et ses passages de grande faune. La visibilité peut y être masquée par les bancs : c’est précisément ce qui rend l’épave singulière.

Ce qu’on croise sous l’eau

Sur cette route, les barracudas, mérous, carangues, fusiliers, murènes et nudibranches forment le fond du spectacle. Les bancs se resserrent autour des épaves et des reliefs, tandis que les courants peuvent pousser les thons, les requins de récif et les requins-baleines dans le champ de vision. Les mantas sont surtout recherchées à Koh Bon, où la station de nettoyage explique leur présence possible ; elles peuvent aussi apparaître autour des Similan. Les requins de récif à pointes blanches, les requins léopards, les tortues de mer et les napoléons sont relevés sur plusieurs sites, sans que la rencontre soit acquise. Chaque site garde pourtant son détail rare. Le mérou géant est signalé seulement au HTMS Khram Wreck, le poisson-pierre seulement au Boonsung Wreck et le poisson-perroquet à bosse seulement aux Surin Islands. À Elephant Head Rock, le baliste est l’animal particulier relevé. À Koh Tachai, la tortue imbriquée et le ver plat justifient de regarder aussi dans les anfractuosités, pas seulement vers le large.

Ceux qui vous mettent à l’eau

L’encadrement repose sur une équipe de plongée et un équipage habitués à une organisation professionnelle, avec des guides capables de travailler dans plusieurs langues grâce à l’anglais, au néerlandais, à l’allemand, à l’espagnol et à l’italien parlés à bord. Les groupes sont constitués pour que les briefings restent compréhensibles et que chacun sache où entrer, quoi suivre et où rejoindre l’annexe. Le bateau accueille des plongeurs de niveaux différents, mais les sites profonds et certains reliefs exposés au courant demandent une expérience adaptée. Les formations PADI peuvent compléter la croisière, notamment Open Water, Advanced Open Water, Deep Diver et Enriched Air Nitrox. Les cours ne transforment pas les plongées de voyage en simple salle de classe : la théorie précède les exercices, puis les compétences sont travaillées dans l’eau avec un instructeur. Les contrôles avant mise à l’eau et le matériel d’urgence, dont l’oxygène, font partie de l’organisation normale du bateau.

Le pont de plongée et le matériel

Les blocs standards sont des bouteilles en aluminium de douze litres, équipées de valves DIN et INT. Des blocs de quinze litres et des doubles blocs peuvent être loués, ainsi que le matériel de plongée : combinaison courte de trois millimètres, gilet, détendeur, palmes, masque, ordinateur et autres éléments selon le besoin. Le matériel de location provient notamment de Scubapro, avec des gilets T-One et des détendeurs MK2 Plus dans les ensembles standards du centre. Le nitrox est disponible pour les blocs de douze et de quinze litres ; il faut être certifié pour l’utiliser, et la formation nitrox peut se faire pendant une croisière. Le pont de plongée est ombragé, avec bacs de rinçage, stations de recharge, douche extérieure et plateforme de mise à l’eau. Les annexes déposent les plongeurs sur les sites et viennent les récupérer après la sortie. Pour les photographes, le rinçage séparé est un vrai avantage. L’oxygène et les kits de premiers secours sont présents à bord.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, les espaces extérieurs font le travail. Le pont de repos et la terrasse permettent de s’allonger à l’ombre, de faire sécher une combinaison ou de regarder l’annexe revenir avec les derniers plongeurs. Le salon climatisé prend le relais quand la chaleur devient lourde, avec de l’audio et de la vidéo pour les temps morts. Les photographes disposent d’un espace dédié et d’un rinçage séparé pour les caméras, détail qui évite de mélanger un caisson fragile avec les palmes et les plombs. Les navigations donnent aussi un autre rythme à la journée : on quitte un site, on rince le matériel, on mange, puis on regarde la mer changer avant le prochain briefing. Quand il n’y a pas de plongée, le pont d’observation et l’espace détente offrent surtout ce qu’il faut pour ne pas transformer chaque heure libre en activité organisée.

Une journée à bord

La journée commence par la préparation du matériel et le briefing avant la première mise à l’eau. Après la sortie, les blocs reviennent au même endroit, les combinaisons s’égouttent, puis le petit-déjeuner ou le repas suivant arrive avant que le bateau ne se déplace vers le prochain site. La croisière compte dix-neuf plongées : le rythme est donc celui de plusieurs immersions réparties sur la journée, avec des intervalles consacrés à manger, boire, dormir un peu et surveiller le matériel. Entre deux sites, certains restent dans le salon climatisé, d’autres s’installent sur le pont ombragé ou près de l’espace photo. L’annexe prend le relais lorsque le bateau ne peut pas rester directement au-dessus du point de sortie. Le soir, la lumière baisse, le pont se vide et la plongée de nuit, lorsqu’elle est prévue dans l’organisation du voyage, change complètement le rapport aux épaves et aux récifs. Puis viennent le rinçage, le dîner et la préparation du bloc suivant.

Ce qu’on mange à bord

La cuisine est l’un des points forts les plus nets du Manta Queen 3. Les repas sont servis en buffet, en pension complète, avec cuisine locale et cuisine occidentale. Des options végétariennes et véganes sont prévues, et des collations ainsi que des fruits restent disponibles entre les repas. Sur une croisière à dix-neuf plongées, la table n’est pas un simple service à rendre : elle conditionne la récupération avant de remettre le bloc sur le dos. Le buffet permet de manger selon sa faim après une mise à l’eau, sans imposer la même assiette à tout le monde. L’eau potable, le thé, le café et les boissons non alcoolisées sont disponibles à bord. Les repas peuvent aussi se prendre dehors, ce qui évite de rester enfermé après la plongée et laisse au cuisinier le rôle central qu’il mérite sur une semaine aussi dense.

Les nuits en mer

Les nuits se passent dans des cabines climatisées installées sur le pont principal, avec fenêtre panoramique et, selon la catégorie, salle de bain privée. Le choix va de la cabine quadruple aux cabines Twin Bunk non attenantes, Twin Bunk avec salle de bain et Double En-Suite. Cela permet de venir en groupe ou de préserver un peu plus son espace, mais il ne faut pas imaginer une grande suite : le bateau reste organisé autour de la plongée. Après le dîner, le salon intérieur climatisé et les espaces extérieurs servent de sas avant de rejoindre la couchette. En mer, les sons ne disparaissent pas. Les moteurs, les déplacements sur le pont et les mouvements de la coque font partie de la nuit, surtout pendant les navigations. La fenêtre panoramique apporte la lumière du matin et un vrai contact avec l’extérieur, sans transformer la cabine en poste d’observation permanent.

Cabine quadruple

Cabine twin à lits superposés (sans salle de bain privative)

twin à lits superposés avec salle de bain privative

Cabine double avec salle de bain privative

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

La croisière part de Khao Lak et y revient. Les transferts depuis l’aéroport ou l’hôtel sont inclus, et le transfert dans la zone de Khao Lak est prévu pour le départ comme pour le retour. Le transfert partagé entre Phuket et Khao Lak n’est pas inclus. Arriver la veille à Khao Lak laisse une marge utile avant de rejoindre le bateau, surtout après un long trajet ou en cas de retard.

Longueur
36 m
Largeur
7 m
Passagers maximum
28
Cabines
12
Salles de bain
7
Moteurs
2 × Hino 450 ch, 10 cylindres
Site internet
mantaqueen.com
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