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Croisières · Thaïlande

Manta Queen 7 — le bateau en bois fait pour plonger

Ce qui rend ce bateau unique

  • Cette croisière de cinq jours et quatre nuits suit la route de la mer d’Andaman du Nord, entre les Similan, Koh Bon, Koh Tachai, Richelieu Rock et le Boonsung Wreck.
  • Le bateau combine un salon intérieur climatisé, une salle à manger ouverte et une grande terrasse ensoleillée.
  • Le pont de plongée dispose d’une plateforme, d’un espace ombragé, de bacs de rinçage et d’adaptateurs DIN.
  • L’équipage est particulièrement bien noté pour son organisation, tandis que le bateau porte davantage les marques de son âge.

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L’invitation

Le Manta Queen 7 s’adresse à ceux qui choisissent d’abord une route de plongée, puis le bateau qui saura la servir. Sa coque en bois, son organisation tournée vers les immersions et son équipage nombreux forment un ensemble moins lisse qu’un navire neuf, mais plus vivant. Ici, l’intérêt se trouve dans la succession des sites de la mer d’Andaman du Nord : épaves, tombants, blocs granitiques et stations de nettoyage. Koh Bon et Koh Tachai peuvent réserver une rencontre avec une raie manta ou un grand pélagique ; Boonsung et les Similan offrent un autre registre, entre densité de poissons et relief sous-marin. On monte à bord pour plonger souvent, manger correctement entre deux mises à l’eau et laisser l’équipage tenir la mécanique de la semaine.

Monter à bord

Depuis le quai, le Manta Queen 7 présente une coque en bois qui ne cherche pas à faire oublier son histoire. La peinture, les assemblages et les traces d’usage parlent d’un bateau exploité pour la plongée, pas d’un hôtel flottant sorti récemment du chantier. Une fois à bord, les espaces sont organisés autour du salon, de la salle à manger ouverte et de la grande terrasse. Le bateau reste assez contenu pour que les visages deviennent vite familiers, sans donner l’impression d’une foule anonyme. Les moteurs et la vie du bord restent présents dans les espaces communs comme dans les déplacements entre les cabines et le pont de plongée. La rénovation a remis le bateau en état, mais elle n’a pas effacé ce caractère de vieux compagnon de route.

L’ambiance à bord

Le Manta Queen 7 fonctionne comme un bateau où chacun finit par connaître la place des autres. Les plongeurs se retrouvent autour des mêmes bacs, de la table et de la terrasse, puis l’équipage remet de l’ordre entre chaque rotation sans laisser la logistique prendre toute la place. Les retours à bord sont rapides, les serviettes et les collations attendent, et le groupe se reforme autour du repas avant la prochaine immersion. Le soir, le salon, la table extérieure et la terrasse deviennent les lieux où l’on compare les épaves, les raies manquées et les poissons trouvés dans les rochers. La note élevée de l’équipage correspond à quelque chose de concret : l’organisation est ce qui permet au bateau vieillissant de rester agréable pendant plusieurs jours.

Les sites qu’on plonge

La route annoncée dure cinq jours et quatre nuits, avec les Similan, Koh Bon, Koh Tachai, Richelieu Rock et le Boonsung Wreck comme étapes de la mer d’Andaman du Nord. Aux Similan, les formations granitiques et les récifs coralliens se plongent jusqu’à -40m, avec la possibilité de croiser requin-baleine, raie manta ou requins de récif. Koh Bon est une station de nettoyage sur des murs coralliens ; les raies manta et les pélagiques y restent la raison principale de sa réputation. Koh Tachai descend jusqu’à -40m et son courant nourrit une vie dense, des petites créatures aux grands prédateurs. Le Boonsung Wreck, ancien dragueur d’étain, atteint -18m et disparaît parfois derrière ses bancs de poissons. Richelieu Rock figure dans la route, sans profondeur détaillée ici. D’autres itinéraires du bateau couvrent aussi Kled Geaw Wreck à -27m, Sattakut Wreck à -30m et King Cruiser Wreck à -35m.

Ce qu’on croise sous l’eau

La faune de cette route repose sur un fond très solide : barracudas, carangues, fusiliers, murènes et nudibranches sont relevés sur de nombreux sites. Les mérous, tortues de mer, requins de récif, requins-baleines et thons apparaissent sur plusieurs secteurs, mais aucune rencontre avec la grande faune ne se commande. Koh Bon est le lieu où l’on observe le mieux la logique d’une station de nettoyage : une raie manta peut venir se faire inspecter par les poissons nettoyeurs, tandis que les pélagiques profitent du courant autour du mur. Les Similan et Koh Tachai peuvent aussi réserver mantas, requins-baleines et requins de récif. Au Boonsung Wreck, la densité des bancs attire les prédateurs et le poisson-pierre a été relevé sur ce site précis. Koh Tachai est le seul site indiqué pour la tortue imbriquée et le ver plat. Les nudibranches, eux, donnent une récompense aux plongeurs qui regardent près du relief.

Ceux qui vous mettent à l’eau

Cinq membres de l’équipe plongée encadrent les passagers, avec six membres d’équipage pour la marche du bateau. Les guides et instructeurs sont certifiés PADI, et l’équipage peut accueillir des plongeurs en anglais, néerlandais, allemand, espagnol ou italien. Les palanquées sont annoncées comme petites, autour de quatre plongeurs, ce qui laisse au guide une vraie capacité de suivi sur une épave ou dans le courant. Les briefings portent sur le site, la profondeur, le gaz et le déroulement de la plongée ; un contrôle du matériel est obligatoire avant l’entrée dans l’eau. Des formations peuvent se dérouler pendant la croisière, notamment Open Water, Advanced Open Water, Rescue, nitrox, plongée profonde, photographie sous-marine et épave. L’oxygène, les trousses de premiers secours et un équipage formé aux premiers secours sont disponibles à bord.

Le pont de plongée et le matériel

Les blocs standard sont des bouteilles aluminium de douze litres, avec valves DIN et étrier. Des bouteilles de quinze litres et des doubles blocs peuvent être demandés en option. Le nitrox est disponible pour les bouteilles de douze et quinze litres ; les plongeurs concernés analysent leur mélange et règlent leur ordinateur avant la mise à l’eau. Le matériel de location comprend notamment un ensemble Scubapro, une combinaison courte de trois millimètres, un ordinateur, un masque, des palmes et un gilet. Le pont offre une plateforme de plongée, des bacs de rinçage, une zone ombragée et une douche extérieure ; une douche chaude est également disponible à bord. Les caméras disposent d’un rinçage séparé et de stations de recharge. Une annexe Yamaha de quarante chevaux accompagne le bateau et sert aux transferts autour des sites et aux sorties vers les plages.

Entre deux plongées

Entre deux plongées, la grande terrasse ensoleillée est le principal refuge. On peut y sécher une combinaison, s’allonger à l’ombre de l’espace plongée ou chercher le soleil avec un livre, sans s’éloigner du matériel qui repartira bientôt à l’eau. Le salon intérieur climatisé prend le relais quand la chaleur devient trop lourde. Les photographes disposent d’un espace dédié, de stations de recharge et d’un rinçage séparé pour les caméras ; le geste est simple, mais il évite de poser un caisson salé au milieu du reste du matériel. Quand le bateau navigue, la terrasse devient le meilleur endroit pour regarder les îles s’éloigner. Le pneumatique peut aussi rejoindre les plages accessibles autour des sites.

Une journée à bord

Une journée commence par le retour vers le pont de plongée avant que la chaleur ne s’installe. Le briefing vient avant l’équipement, puis la palanquée descend sur le site pendant que l’équipage prépare déjà la rotation suivante. Après la remontée, on rince le matériel, on mange, on boit et l’on profite d’un temps de repos avant de repartir. La journée est construite autour de plusieurs plongées, avec les repas et les collations placés dans les intervalles plutôt qu’en longues coupures. Les moments de navigation servent à rejoindre l’étape suivante, à faire sécher les affaires ou à rester sur la terrasse. Quand une plongée de nuit est prévue, la lampe fournie retrouve sa place dans la préparation du pont. Ensuite viennent le dîner, les discussions sur la dernière mise à l’eau et une nuit courte avant de recommencer.

Ce qu’on mange à bord

La cuisine est servie sous forme de buffet, avec des plats préparés à bord, une alternance de cuisine occidentale et de recettes locales, et des options végétariennes ou véganes. Les repas comprennent le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner, ainsi que des fruits et des collations entre les plongées. C’est exactement ce qu’il faut sur une croisière où l’on ressort de l’eau avec faim, parfois plusieurs fois dans la même journée : la table reste accessible sans transformer chaque repas en cérémonie. La salle à manger ouverte permet de manger dehors quand les conditions s’y prêtent. L’alimentation est l’un des points les mieux évalués à bord, et cela se comprend dans une semaine où une assiette chaude entre deux plongées vaut autant qu’un salon bien décoré.

Les nuits en mer

Les cabines sont climatisées, avec vue sur la mer pour certaines, et réparties entre couchettes twin superposées, cabines quadruples, twins avec salle de bain, et doubles avec salle de bain. Les cabines non ensuite demandent de partager les salles de bain du bord ; les autres offrent davantage d’intimité après une longue journée dans l’eau. La nuit, l’espace compte surtout par ce qu’il permet : fermer la porte, faire sécher quelques affaires et retrouver une couchette fraîche grâce à la climatisation. Le bateau reste vivant autour de soi, avec les bruits de circulation, de ventilation et de machine qui rappellent qu’on dort sur une coque en bois. Pour une croisière de plongée, ces nuits font le travail : elles servent à récupérer avant de retourner au pont arrière.

Cabine twin à lits superposés (sans salle de bain privative)

Cabine quadruple

Cabines twin à lits superposés avec salle de bain privative

Cabines doubles avec salle de bain privative

Ce qu’il faut savoir avant d’embarquer

Les départs et les retours de cette route se font à Khao Lak. Le transfert dans la zone de Khao Lak est inclus, tandis que le transfert partagé entre Phuket et Khao Lak n’est pas compris. Les transferts depuis l’aéroport ou l’hôtel sont organisés dans le cadre de la réservation et les informations pratiques sont communiquées avant le départ. Arriver la veille reste le choix le plus sûr pour éviter qu’un retard de vol ne fasse rater l’embarquement.

Année de construction
2010
Année de rénovation
2015
Longueur
27 m
Largeur
6 m
Passagers maximum
24
Cabines
10
Salles de bain
8
Moteurs
2 × Hino 450 ch, 10 cylindres
Vitesse de croisière
8-9 nœuds
Annexes (RIB)
1 × Yamaha 40 ch
Site internet
mantaqueen.com
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