Mer Rouge
Égypte : mer Rouge, Nil et Sinaï
De Dahab à Marsa Alam, l’Égypte associe les récifs de la mer Rouge aux temples de Karnak et aux tables de sayadiya.
Ce qui rend ce pays unique
- Mer Rouge sud, croisières vers Daedalus et Elphinstone
- Dahab de novembre à janvier, entre Canyon et Lighthouse
- Louxor, Karnak et la vallée des Rois
- Tortues et dugongs autour d’Abu Dabbab
- Koshari, ful medames et sayadiya selon les escales
- El Quseir, fort ottoman et vieux port
- Dauphins de Sha’ab Samadai près de Marsa Alam
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Ce pays pour un plongeur
Pour un plongeur, l’Égypte est d’abord une longue façade de mer Rouge, structurée par des stations balnéaires, des ports et des itinéraires de croisière. Elle se distingue de ses voisins de la péninsule Arabique par l’accès direct à Karnak, à la vallée des Rois et au Caire, sans renoncer aux récifs éloignés comme les Brothers ou Daedalus. D’une zone à l’autre, les sorties alternent récifs, tombants, épaves et plongées depuis bateau ou rivage, avec des courants variables et une pression touristique très contrastée.
Comment le pays se découpe
Le pays se lit en quatre ensembles. Au nord de la mer Rouge, Hurghada, El Gouna et Sahl Hasheesh forment une côte de stations développées, pratique pour combiner plongée, marina et séjour balnéaire ; Hurghada reste l’option la plus accessible côté budget. Safaga et Soma Bay prolongent cette façade vers le sud, avec des bases proches l’une de l’autre et une dominante de sorties bateau. Plus bas, El Quseir, Marsa Alam et Hamata composent la mer Rouge méridionale : les récifs et les croisières prennent davantage de place, tandis que Wadi El Gemal ouvre sur le désert. Les Brothers constituent un cas à part, celui d’îlots isolés réservés aux plongeurs expérimentés et aux croisières. Enfin, le Sinaï Sud oppose l’ambiance balnéaire de Sharm El Sheikh au rivage plus singulier de Dahab, où les accès depuis la côte occupent une place importante.
Les destinations de plongée
Centres de plongée
Hôtels
Croisières

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Quand partir, et où selon le mois
Le calendrier égyptien ne propose pas une seule fenêtre nationale. Dahab s’inscrit de novembre à janvier, alors que Hamata se concentre de juin à août : ce sont les deux saisons les plus nettement opposées, entre le golfe d’Aqaba et la mer Rouge méridionale. El Gouna commence dès mai ; en juin, juillet et août, la fenêtre s’élargit à la plupart des stations de la mer Rouge, de Sharm El Sheikh à Soma Bay. En septembre et octobre, Hamata sort de cette période tandis que les autres zones méridionales restent ouvertes jusqu’en novembre. Novembre est le seul mois où Dahab rejoint largement cette façade. Décembre et janvier ramènent le choix vers Dahab, tandis que février, mars et avril n’affichent aucune zone en saison. Pour construire un itinéraire, il faut donc choisir entre le rythme hivernal de Dahab et le long créneau estival de la mer Rouge, plutôt que chercher une période valable partout.
La faune, d’une côte à l’autre
La faune ne se répartit pas de manière uniforme le long du pays. Les itinéraires éloignés de la mer Rouge centrale et méridionale donnent une place particulière aux requins : les Brothers sont associés aux requins pélagiques, Daedalus aux requins-marteaux et Elphinstone aux requins océaniques. Plus près de Marsa Alam, Abu Dabbab est lié aux tortues marines et aux dugongs qui fréquentent ses herbiers. Sha’ab Samadai, également appelé Dolphin House, concentre l’intérêt autour des dauphins à long bec. Ces repères changent la logique du voyage : une croisière vers les îlots isolés ne répond pas au même désir animalier qu’une journée consacrée aux baies et aux récifs côtiers du sud.
Circuler entre les zones
Les combinaisons les plus simples se trouvent sur la côte nord : Safaga et Soma Bay ne sont séparées que par onze kilomètres, tandis que Hurghada se relie à Sahl Hasheesh en une vingtaine de kilomètres. El Gouna, Hurghada et les baies proches peuvent ainsi former un même séjour, à condition de choisir un hébergement bien placé par rapport à la marina. En descendant vers El Quseir et Marsa Alam, les transferts routiers deviennent une vraie journée de voyage, et le sud fonctionne davantage comme une base éloignée. Dahab ne se raccorde pas naturellement à Hurghada par la route : l’itinéraire passe généralement par Le Caire ou Sharm El Sheikh. Les Brothers ajoutent une logique de croisière, avec des départs et des retours qui ne se calent pas comme une simple excursion côtière.
Enlevez votre masque
L’Égypte se découvre autour du Nil, des souks et des ports anciens. À Louxor, Karnak et la vallée des Rois composent une lecture directe de la Haute Égypte, tandis qu’Abu Simbel prolonge le voyage vers la Nubie et le lac Nasser. Au Caire, Khan el-Khalili rassemble cuivre martelé, bijoux, parfums et cafés historiques ; Alexandrie apporte un autre visage côtier. Sur la mer Rouge, le fort ottoman d’El Quseir et sa vieille ville rappellent l’histoire maritime du littoral. Wadi El Gemal relie, dans une même journée, îlots, désert, anciennes mines et villages bédouins. À table, le koshari, le ful medames et la ta‘meyya se mangent dans les cantines et échoppes des grandes villes. Dans les ports, la sayadiya accompagne les repas de poisson ; à Dahab et Sharm El Sheikh, les restaurants du bord de l’eau mêlent cuisine égyptienne, mezzés et plats internationaux. Le karkadé, le thé à la menthe et le café turc rythment les pauses, souvent plus tardives qu’en Europe.
Ce qui vaut partout dans ce pays
Les journées de mer Rouge alternent souvent plongées répétitives et longues sorties bateau : le Nitrox prend alors un intérêt concret, notamment sur les itinéraires de croisière vers les Brothers ou Daedalus. Les courants variables imposent des briefings précis, en particulier lorsque la plongée se déroule dans le courant ou avec un courant descendant. Dans les parcs marins, les règles annoncées avant le départ concernent aussi le positionnement des bateaux et les zones autorisées. La logistique égyptienne mérite enfin d’être traitée comme une partie du séjour : marina éloignée, navette interne à El Gouna ou transfert matinal depuis Sahl Hasheesh peuvent peser davantage qu’attendu. Une journée tampon à l’arrivée laisse le temps d’absorber soleil, vent et répétition des sorties.


















